mardi 18 juillet 2017

L’ordre des choses

C’est par accident, suite au mouvement, c’est par la catastrophe que le positif prend la place du négatif. Nous vivons depuis des années, et momentanément selon les générations, sur les promesses d’une catastrophe à venir. Sous l’ombre des accidents nucléaires ou écologiques, financiers ou social, nous nous soumettons à l’ordre des choses, aux lois du chaos que nous portons en nous comme le souvenir d’une fin en soi. Selon cette dynamique, toute résistance collective est intégrée à la politique tandis qu’une grande partie résignée de la société subit l’autorité de l’activité, de la collectivité et du contexte international, se résumant à la concurrence économique et à la politique. Zone en guerre, pauvreté, séisme, accident industriel, souffrance au travail rythme notre représentation du monde. Comment appuyer notre raison sur cet avenir apocalyptique que nous prédit la météo, les infos, les journeaux, sinon le temps d’imaginer un quotidien au jour le jour, un rêve qui nous conduit jusqu’au lendemain ? Nous, nous inventons génération après génération des mondes nouveaux construits sur les ruines des illusions culturelles et publicitaires. Chacun résiste à sa façon contre la catastrophe annoncée s’opposant et résistant à une réalité complexe où l’avenir est remis en jeu à chaque instant de l’existence. 

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