dimanche 22 novembre 2020

La négation en question

La négation en question Pour la gauche révisionniste, Le réalité des chambres à gaz ne devrait pas faire oublier qu’il est tout autant inhumain d’enfermer, de déporter, de déplacer ou d’effacer d’autres génocides. Pour éviter toute ambiguïté, je voudrais d’abord donner mon opinion. L’homme est assez humain, même peut-être trop. Il est assez cruel et froid pour réaliser de tels dessins atroces, comme utiliser, pour-ce-faire – barbarie suprême – à travers l’épuration et le crime organisés des moyens comme le gaz. On pourrait s’attarder sur les méthodes utilisées comme la famine, la maladie en guise de comparaison… Mais tel n’est pas notre propos. Pour en revenir aux thèses proprement négationnistes, il me semble qu’elles ont été, à proprement parler, certes récupérées mais surtout l’élément d’un débat historique, d’historiens révisionnistes ou non. Certains soulèvent des zones ombres sur la mort ou la vie de tel ou tel personnage historique. D’autres journalistes encore se posent des questions sur le déroulement du 11 septembre 2001 et vont jusqu’à nier la fausse preuve d’arme de destruction massive que C. Powel présentait devant le congrès américain, pour appuyer les raisons d’une offensive en Irak. Devrions-nous nous taire et ne pas soupçonner l’utilisation du phosphore lors de la bataille de Falloudja en 2003 ou même l’essai de certaines armes nucléaires dans des conflits récents ? Et ce malgré les révélation de Snowden sur les crimes de guerre de l’armée américaine en Afghannistan Il y aurait matière à lire dans un pays où la liberté d’expression est si bien protégée de ce qui est bon de penser sans retenue. Le débat qui s’est tu est promis à l’ignorance mais nullement à la critique et la lucidité. Un des points de vue positifs, est qu’au regard de cette chose, nous pouvons dire aujourd’hui que nous savons de quoi, sont capables des hommes ou des peuples avec comme arme une idéologie froide, et tout ce qui l’accompagne, l’idéalisme, l’utopie, le socialisme. A travers le rappel des dangers, la diaspora nous place face au pire de l’humanité (la colère des hommes) et devant la violence des idées toutes faites. Enfin et suite au génocide, le peuple Juif mérite et peut légitimer l’Etat d’Israël qui justifie la violence de l’Etat au son du « Plus jamais ça » ; Prétexte de la communauté pour se tenir à l’écart, forte de son indépendance et de son droit de juger et condamner l’anti-sémitisme comme un ennemi commun auquel s’opposer, sur qui rejeter la faute, et contre lequel le peuple juif et Israélien se doivent de rester uni. A partir du moment où l’image du génocide même n’est qu’une image abstraite du non-possible, de l’insupportable ou de l’intolérable et inadmissible pour une pensé libre et moderne, il est positif de le réaffirmer pour empêcher l’oubli de ce drame nécessitant l’intégration dans la mémoire de l’humanité, du pire. That is the question Il n’y a pas de question juive comme il n’y a pas de question sur ce qui est effectif et en sois, la couleur de peau ou la race. Il n’y a pas de question, pas de problème, donc pas de réponse ou de solution à donner à la chose en sois. On peu d’ailleurs transposer cette observation au sentiment de colonisations des pays riche aujourd’hui Cela dit, il reste la question du Socialisme, le problème d’un parti qui selon sa forme est capable par son idéologie d’entraîner le prolétariat, les travailleurs à défendre l’outil, le capital, l’industrie au prix de leurs vies et jusqu’à leur négation totale. Il y a la question de savoir si le monstre est née, de l’imaginaire d’un artiste, d’un fou, d’une idée ou si l’Etat, partie prenante dans la défense des intérêts communs (l’ordre social, l’activité…), débordé par la politique du capital et ne sachant résoudre la crise sociale pouvait faire mieux sinon autrement. Bien entendu le IIIe Reich en 1933 n’avait alors pas produit ses effets dévastateurs. Un peuple, un Etat, pris à la gorge, en proie à la décomposition avec une industrie sans débouché et l’agitation communiste, face au chaos allaient se soumettre puis s’organiser, s’éduquer à être un peuple supérieur, un empire, une race qui allait assumer une guerre industrielle sans équivalent dans l’histoire. Le sujet du racisme est au centre de toutes nos attentions face à l’ambiguïté de certains comportements, d’attitudes et d’esprits contraires. Le monstre national socialiste nous enseigne, en Europe la mutation de la société et de l’économie dans les tourments de la crise et la transformation de la représentation de l’Etat dans les année trente mais n’efface rien des crimes présents, de l’injustice et la violence actuelle En réal-politik, on ne cultive pas les contradictions mais plus l’amertume des temps de crise. Ce que fut l’asservissement de la pensée et de la liberté : Nier l’individu. La négation envahit la pensée de nouveau, en dualité, sur elle même, en idiosyncrasie. Les théories complotistes foisonnent et camouflent aussi, dans la jungle des fausses infos et des détournements, des négligences au droit et à la liberté que s’octroie les élites au service de ce qu’ils croient être juste. Reste à chaque citoyen européen d’exorciser cette période historique au pli d’un rêve à construire au quotidien tout en restant lucide du rôle de chacun dans cette aventure. Logique du terrorisme (M. Bounan) - ALLIA Critique de la violence (W Benjamin) - Payot Béhémoth, structure et pratique du national socialisme (F. Neumann) Payot

mercredi 19 août 2020

#revenu-universel

La crise a placé les faibles et les précaires sur la scène. Mais les crises, nous les connaissons avec toute leur Histoire. L’agenda de cette communication ne devrait pas s’allonger dans la durée car outre l’instant médiatique des polémiques. Il reste prudent de ne pas raccourcir le temps de la mise en oeuvre.

L’Europe peut avoir sa place dans la régularisation des aides dans la zone. Avec les régions, les départements et les communes, cela reste possible ou discutable.

Bien insister sur le fait que le règlement de nombreuses aides entrent déjà dans les comptes, Donc, pas de hausse d’impôts. Ce qui peut faire peur c’est que cette option servira a assainir une petite partie des compte sociaux. L’avantage, outre la régulation et la simplification serait de redonner une assurance à bon nombre de jeunes étudiants et travailleurs et ainsi favoriser et motiver leur intégration

Non seulement un coup de pouce pour chacun mais un pouvoir d’achat juste et équitable. Un revenu au planché du seuil de pauvreté serait une avancée considérable en plus d’être un soutien pour l’économie et la consommation. Pour bien des raisons, la génération présente réclame plus de justice et de soins.

Ce revenu pourra ainsi intégrer la prime d’activité ce qui sera un poids en moins pour les finances publique.

Voici les quelques points du financement alors que se présupose les aides déjà consenties par les revenus du travail et du capital.

jeudi 6 août 2020

Par quoi remplacer le socialisme?

La seule critique à produire entre deux provocations est celle du socialisme et de l’État. Que cela égratine et touche la République reste évident en fait, la critique est inscrite dans les gênes du système. C’est aussi une lutte constante avec, je vous souhaite, de la tempérance. face à l’autorité du mensonge, aux agressions et autres démonstration de forces. Ne revenons pas sur 40 années de sournoiseries alors que le parisianisme était au pouvoir en France et majoritaire en Europe, dans plusieurs pays de la ZE. Mais aujourd’hui, sur quoi s’appuie le socialisme? À l’heure ou la crise communiste est actée, il n’y a plus de place pour l’idée socialiste... Les fossoyeurs de cette illusion ont fait du tord à l’idée même d’humanité. Ainsi, comme un bloc, le socialisme se corrompt dans la même nostalgie du IIe empire. Mais il ne sombre pas, ni son rêve en Europe. Il mute dans une forme contradictoire à moindre mal dans le discours écologique, lorsque toute forme de résistance pour la liberté s’oppose au diktat socialiste dans le combat universel pour la fraternité

lundi 15 juin 2020

Hic Rhodus, hic Salta

Comme il nous est rapporté d’Anaxagore (Ve Siècles av JC), le mouvement, chaud est féminin, parce que en courbes. Il doit parcourir la moitié de sa rotation autour d’un cercle, par exemple, pour toucher un point d’équilibre vers le déséquilibre, à l’origine de la révolution. Pris dans son mouvement, la nature, faite de courbes, accompagne l’humain et l’inspire, depuis son origine.
A l’heure des masses qui convergent, attirées sur l’élan vers l’accomplissement, dans le cas, par exemple d’une roue qui tourne, dans cette société, pendant les premières émeutes, celles de la révision, du complot à la destruction du passé. Ainsi, faire fit du présent et rejoindre l’inconnue dans l’histoire des crises et du déséquilibre. Cette histoire, transmise par des générations de révolutionnaires et de romantiques, arrive à son comble. Sans issue, dans la destruction permanente depuis longtemps entamées. Des résistance se mettent en place et propulse, entre elles des masses conscientes et universelles qui s’approprient ou s’affrontent pour  l’espace idéologique d’une drôle de dialectique. Contestation de la vérité, violences exacerbées, de tout côtés alors que finalement, personne ne comprend plus rien et ne s’occupe que de sa propre existence dans des conflits et des difficultés du quotidien. L’intérêt reste de dominer, par principe, le mouvement sur sa décadence. « Nous danserons sur les ruines du vieux monde »
Demandons nous  qui détachera les pétales de la raison?

vendredi 5 juin 2020

#yabon la #crise

En 1987, les États s’accordent pour déréguler la finance et le crédit, ainsi modifier les valeurs traditionnelles ainsi que l’or tombé en désuétude puis l’attraction pour la pierre devenue has been, à cette époque, même le travail est devenue ringard. Ce chamboulement pour relancer les marchés et favoriser des produits financiers à même de soutenir la rentabilité des banques et relancer l’économie pour faire face à la récession qui naquit lors du krach historique d’octobre. 35 ans plus tard, une nouvelle crise de confiance est née de la pandémie, les même réflexes guident les français en direction de l’épargne et la prudence. Dans le même cycle, la crise de 1990 et de 2008 découlaient des changements opérés en 1987, révélant l’éclatement de bulles spéculatives. De colossaux fonds de pensions, rattachés à l’assurance se combinent et sont en jeux à chaque crise, financière, sociale, pandémique ou climatique. Aujourd’hui, l’urgence écologique est totale, l’objectif serait-il d’accompagner les peuples vers une conscience de cette guerre totale?… Celle du climat ?! Avec les organisations horizontales à même d’accompagner le changement, ses philosophies s’affrontent tandis que pour le plus humble, la philosophie est, elle même, son sujet. Et le philosophe de ne penser et  ne réfléchir qu’à la philosophie elle même. Des spécialistes, aux service d’association, de syndicats, de chambres, au pli des corporations et des entreprises prestataire de service pour un meilleur confort et une meilleure garantie voire de meilleures assurances. Après 2008, pour la première fois était remise en question les nouvelles modes de consommation. Depuis les crises politique se conjuguent avec les tensions sociale.
Mais, la responsable n’est pas l’épisode Covid qui ne révéla que la peur des français, face au lendemain, devant la mort, face au réfugiés ou devant les épisodes de l’actualité, se jetant sur l’épargne, réclamant l’aide d’un Etat au bout du rouleau. Un Etat pillé, par vagues successives, depuis 40 ans. De nouveaux riches et de 4 générations de la « gauche » qui ont profité d’une droite traditionnelle fatiguée après deux guerres et les crises successives. Une droite dégénérée, elle aussi, par l’oppression de voyous et de tristes bouffons.
Les assurances sont, elles-mêmes limitées à leur exposition aux fluctuations et aux risques ponctués de croyance (le crédit) et de nombres d’espérances. On peut donc en conclure que l’assurance continuera d’être un secteur à suivre, Particulièrement l’assurance-vie. Parallèlement le marché de la pauvreté se porte bien et les statistiques de la délinquance et de la prostitution se portent bien.

dimanche 17 mai 2020

Vigilance extrême


Il y aurait bien des solutions pour soutenir les entreprises : en soutenant l’économie et l’emploi. En mettant des outils issus des nouvelles technologies et des fintechs, la blockchain pour permettre l’aide tout en observant la bonne gestion. la société de portage, rouage de cette technique conjuguée aux prêts versés et contrôlés à des entreprises surveillés? Le but n’est par ailleurs pas celui d’accompagner l’entreprise dans la faillite ou la confronter dans la crise, mais bien d’étayer sa structure et offrir un contre poids aux difficultés. Avec des réseaux sociaux comme Viadéo ou d’autres. Comment rassurer les banques? L'optimisation comptable vers une réduction des pertes et une augmentation du gain. Les banques souhaitent ne pas avoir sur les bras de l’immobilier ni rien qui ne soit rentable. Appuyé sur le florès et tiré en cours et moyen terme par les indices choisis. Organisation à créer, indices à réinventer dans des périodes de transitions, vertueux et conseillé à ce titre. Ne soyons pourtant pas utopistes ou présomptueux, les marchés jugerons des qualités de gestions en temps de crise. Le portage d’entreprise ainsi que le portage salariale peut-être un outil plus efficace que laisser filer les dépenses et arroser de liquidité le marché des obligations sans vision à long ou court terme. Tout les leviers et les ressources dans l’entreprise doivent être rentable et pérenne. Le long terme choisira peut-être l’avenir et l’écologie comme mouvement des organisations à venir.

C’est à ce prix que nous soutiendrons la monnaie par le biais des marchés. Techniques financières et réseaux spécialisés sont les atouts de la modernité. A l’heure ou nous sommes vulnérable, une grande vigilance s’impose avec les fonds de grandes banques internationales sur les champs de bataille de la guerre économique.
Dans cette période de crise aigu, certains ont tirés leur épingle du jeux et d’autre comme les hôpitaux ont été plus rentable et plus efficaces ! L’utilisation de l’épargne, bien qu’utilisée sous N. Sarkozy en 2008 n’est sans doute pas d'actualité.

jeudi 23 avril 2020

MOUVEMENT à l’arrêt

Le marché du pétrole de 500 milliards de $, premier marché mondial est maintenant amputé de 10% de sa production et de l’arrêt brusque de l’économie. Les grandes banques appellent à une reprise par la consommation dans un présent bien incertain. Le mouvement s’est ralenti, et déjà les trompettes politiques appellent à lâcher du leste, sur les charges par exemple, lesquelles soutiennent l’engagement social en faveur de l’activité, de la consommation consciente et surtout de la paix à l’heure du renouveau et des ajustements nécessaires pour la stabilité. Le SME est doté d’un fond de 500 milliards pour la stabilité européenne. Le rachat et différents QE sont arrivés ou ont dépassé les 450 milliards avec un rendement d’à peine 0,5%. Le directeur de la BPI peut, lui aussi appeler à la « monnaie hélicoptère » et à l’arrosage massif du tissu des entreprises. Il sera pertinent d’observer les réaction du Bund, de l’OAT ou du 10 ans US qui de l’autre côté de l’Atlantique subit la même crise et les peines identique aux autres continents. Les marchés émergeants de l’ALENA en seront traumatisés, du moins un temps.
L’élan patriotique observé le long de la crise sanitaire peut lui aussi favoriser l’investissement et le soutien de la part des populations à travers, aussi des entreprises nationales. Les marchés financiers n’ont pas, par ailleurs été déstabilisés lors de la crise sanitaire en faisant preuve de maturité selon les modèles et les sécurités mises en oeuvre le long des cycles et des crises mondiales de ses dix dernières années. Pour certains fonds, la reprise ouvre des opportunités en matière de M&A, de rachats de parts chez des sous-traitants ou des partenaires en difficulté selon les secteurs frappés de plein fouet. Les chancres du chaos qui espèrent revivre du désespoir de la crise, ne risquent pas de nuire à l’intérêt commun et la question politique restera sans doute consensuelle en faveur du bien commun. Ainsi que nous l’explique le prix Nobel d’économie Esther Duflo, les tissus associatifs profiteront encore de la manne des politiques sociales, du moins dans les pays avancés de l’UE.
Il va sans dire qu’une récession de 6% est une catastrophe pour beaucoup de futurs précaires parmi les jeunes travailleurs soumis brutalement à la cruauté du système.

dimanche 12 avril 2020

COVID 19, l'homme de nouveau face à la mort

Le Covid 19 sera le virus des nouvelles peurs et pour l’après, de nouvelles habitudes au son des nouvelles dictatures soft de la pensée et de la communication. La génération d’avant était celle du VIH avec les gestes et les précautions à l’âge de la reproduction. Façon de partager sa méfiance envers l’autre, de vieux instinct se réveillent pris de panique et aliéné à l’angoisse.La surveillance en toile de fond, tout est là comme dans un film d’action made in USA. Un marché à l’arrêt et les prévisions d’une récession mondiale à entretenir et à gérer encore avec le défit d’une misère intrinsèque et une précarité révélée. Pensons à demain et aux soldes pour déstocker et reconstruire un trésorerie dans le secteur de l’habillement mit à mal pendant le confinement.

Et après…
Le grand chantier sera peut-être de se réapproprier notre liberté et reconstruire un esprit libre. Comme Heidegger en son temps, le covid 19 aura eut le mérite de remettre l’homme devant la mort.

mardi 18 février 2020

Coupez…!



W. Benjamin termine sa Reflexion sur l’image reproductible en laissant le champs libre à l’image du cinéma et la décomposition des gestes et des expressions sur la mutation du spectateur plusieurs générations après l’invention du cinéma et l’expérience de la chambre noire. Facteur d’émancipation, l’homme ainsi plus instruit reste plus à même à comprendre la « créature » pour l’aborder et partager avec l’autre, l’activité comme l’enveloppe charnelle qui se révèle, une plus large compréhension des corps et une intuition plus juste au sein du rapport et de l’échange.
Plus apte a traduire l’intime sur le fil du mouvement interprété d’après la norme culturelle de l’intellectuel. Loins des récompenses, des modes et de la consommation, pour retourner à l’essentiel de l’invention et de son progrès dans un siècle où l’image éclaire, au quotidien tout l’espace ainsi lumière. L’heure par ailleurs n’est pas à la réfraction. Lorsque le rythme s’accélère, le cinéma est derrière et les flux d’infos relayent la réalité intrinsèque qui nous traverse. Le jeu vidéo par extension fait appel au réflexe et demande à l’acteur de résoudre d’un click, dans la forêt des possibilités - Cela résout et simplifie une certaine économie du Droit chez Hegel ou Debord dans la représentation sociale et la conscience populaire. En cadence, les générations jaillissent et déborde déjà, non plus l’image animé à l’angle précis de l’Histoire mais le vécût sur les vagues successives des interprétations de l’image/seconde. L’émancipation donnera un temps une race nouvelle pour un nouveau monde.

L’image tel un signe calligraphique s’inscrit en rêve aussi, en musique jusqu’à son paroxisme.

dimanche 4 août 2019

Taux négatifs : Un monde à rebours


la dernière baisse des taux aux USA remontait à 2008 et a soutenu la croissance américaine durant plus d’une décennie. On peut penser que c’est le signal pour une nouvelle période de crise économique et que la banque fédérale anticipe le ralentissement de la croissance US, laquelle détermine l’équilibre des échanges et la stabilité dans un monde qui devient de jour en jour plus incertain. La baisse des taux en Europe orchestré par M Draghi a soutenu le marché sur le vieux continent mais de nombreuses spéculations soutiennent des prix anormalement élevés dans l’immobilier. L’Allemagne paye pour combien de temps l’illusion d’une économie épuisée, en chauffe artificiellement dont les politiques n’ont pas appréhendé ni mesuré les risques à chaque instant plus élevés. Les régulations misent en place le long des cycles de Bâle III ont-elle assuré un avenir à crédit? À l’affût du signe et de l’indice, de grandes économies perdent confiance et jouent du « green back » misent sur l’or avec un repli net en faveur de la valeur et de la confiance des investisseurs dans des pays émergeant ainsi que l’Inde et la Russie. Dans cette confrontation pour la survie, le couple Chine/USA lutte sur une dynamique, taxe vs taux de change et engage l’opinion au sommet des frictions qui animent de grands mondes industriels.

jeudi 23 mai 2019

#26 mai_Les rats ont faim !


Quel journaliste ne rêve pas d’un sujet à couvrir comme la chute d’une République ? Quel spectateur ne frissonne pas sur les intrigues des élections ou des scandales qui font polémiques ? En France, le RN en tête des sondages deviens un parti tout à fait convenu entre l’Etat de plein Droit qui fait régner l’ordre avec fermeté oubliant que si la crise avait eut lieu en Russie ou en Pologne, l’info aurait dégénéré en une propagande dans l’asservissement généralisé autour du mythe de la démocratie et le rêve d’un paradis perdu dans une guerre juste afin de protéger la paix . Résurgence des partis ouvriers, bien que l’expérience de ses mouvements laissent un goût amère et un traumatisme certain dans l’histoire des crises en Europe.
Mais l’Histoire fatigue, des générations de « disciples secondaires » n’ayant pas vécut la crise et ses conséquences désastreuses ne gardent aucune lucidité ni ne prennent de recul, avec expérience pour préjuger de la façon d’agir. Déjà parsemé d’antisémitisme et de politiquement correct, le peuple que l’on nous présente souverain oublie lui aussi… Français,…Encore un effort… !

mercredi 8 mai 2019

Les femmes et les enfants d’abord


L’homme ayant épuisé le gibier, devenu sédentaire, éleveur, ne chasse plus que l’autre de ses congénères, par instinct, sa prédation reste à l’affût de ce qu’il peut s’approprier jusque dans les politiques de colonisation alors que le mouvement général et organique se dynamise déterminé à sauver sa peau contre celle de l’autre. Ayant cessé la chasse en temps de paix, alors que les autres espèces disparaissent, l’homme se tourne naturellement comme un anthropophage vers ses voisins directs dans la concurrence acerbe que se livre les individus entre eux. Aucune loi ne gère cet état de fait et contournant la morale, sans aucune compassion, les stratégies sont globales non pas dans l’auto destruction mais dans la chasse et l’opposition à l’humain en tant que tel. Nécessité historique, économique ou financière, avant que les masses ne se déchaînent habillées de vieilles traditions critiques, traduites par les tueries de masse en parallèle à la monté de la pauvreté et de la délinquance ainsi que de la mortalité infantile, les déportations…À travers les statistiques de la crise. La jeunesse étudiante s’oppose et entre en résistance représentée par des femmes parfois voilées élues et représentantes à l’UNEF pour l’exemple… Personne n’attend que cela commence. Dans un état de guerre, toutes les forces vives se retrouvent entraînées vers l’action, guidées par des sentiments de sauvegarde ; les plus vulnérables sont dans le viseur, cibles des opportunistes à l’affût de victime ; poussés au suicide, certains abandonnent la partie ; d’autre familles sont détruites dans leur histoire ; ainsi on remarquera que la famille est la dernière structure sociale à abattre pour parvenir à ouvrir le marché des corps dans les lois sur la bioéthique… Vaste chantier !… Génocide… ?
Dans ce contexte, les tirs amis  sont nombreux et les renoncements pas moins. Dans un pays qui investit dans la prévention dès le plus jeune âge, constatons que la violence augmente au rythme des difficultés qui enveloppe les souches sociales les plus défavorisées. Au centre de cette misère sociale, intellectuelle et affective que nous ressentons tous, face à l’injustice. Face à nos enfants lorsque nous les mettons en garde résistant tant bien que mal aux mensonges et à la publicité ; Tous nous tirons notre force et notre énergie de cette lutte en résistance, à la croisée des prédations familiales, professionnelles, sexuelles ou économiques. La crainte et la peur ne sont, par cette réalité, pas nécessaire sinon pour la forme d’une attention particulière et une vigilance extrême

lundi 22 avril 2019

L'État, la République et Hegel


Un jeune hégélien ne peut que se réjouir aujourd’hui de cette histoire qui échappe. Le spirituel est devenu l’illusoire et même la pensée de ce chef de file est reprise au compte des défenseurs de l’Etat. La société dans tout le sens dépérie, la conscience de l’individu se rétrécit et l’Etat qui englobe la spiritualité de ses peuples domestiqués est remise peu à peu en question. Non pas par les philosophes, les journalistes et politiques à son service, mais par sa population qui se traduit par la désobéissance ou des sympathies non-avouables, des silences et des insultes à tous les vents de la violence inhérente.
L’état ne dépérit pas dans sa forme, mais ne s’appuie plus que sur une idée qui se déconstruit à travers la république remise en cause et un débat démocratique dans un seul sens. Forme aboutie de la démocratie ou de l’État ? La République sans lutte, sans contradiction, n’est plus la République. La RF n’a d’ailleurs pas plus de valeur après l’assassinat en 1870 des ouvriers parisiens. La République bourgeoise, sans morale, ne représente plus rien et n’est que l’expression de la spéculation d’un seul. L’État, dans son dépérissement, donnera le ton de la révolution et de la démocratisation. Un dépérissement nécessaire à la société civile afin que celle-ci accède à la démocratie réelle et au citoyen, homme-vrai, total contre cette abstraction de l’humain.

vendredi 12 avril 2019

Une révolution tech mondiale et globale

Les nouvelles tech naquirent, durant les 80’s, alors que WS flambait de tant de golden boys et d’affaires traitées par la COB (aujourd’hui SEC). Elles ont permis le déblocage et l’accession au travail de centaines de millions d’individus et cela même à l’échelle de pays continent dans des populations soumises à la misère. C’est un énorme progrès social et économique. En facilitant les flux et les échanges, les nouvelles tech ont huilé les mécanismes du commerce mondial et de l’activité. Émergentes en pleine période de récession au milieu de scandales financiers, les nouvelles technologies sont arrivé alors que l’informatique était en crise comme nombre de secteur durant ce temps de récession. Madoff est alors directeur du Nasdaq. Le feuilleton Vivendi et l’affaire Messier, des montages rocambolesques autour des new tech jusqu’au krach de 90’s en plein dérèglement financier, les effets de levier allaient nourrir cependant cette révolution mondiale et globale. Les manières de diriger, ainsi qu’en Chine ou pendant les révolutions arabes alors que les manifestants découvraient de nouvelles techniques pour communiquer jusque dans les stratégies militaires et d’équipement en armement. Toutes les force vives sont mobilisées et chaque individu, partie prenante au sein de cette nouvelle et grande distribution. Ces nouveaux outils ne remplaceront pas l’inné notre conscience individuelle ou le regard que l’on porte sur les autres. L’amélioration de la surveillance donne le choix d’être face à ses responsabilités et cela en public. Dans l’humanitaire, la cartographie des zones et la numérisation des données indiquent les besoins et comment accéder rapidement en cas d’urgence. Aujourd’hui, outre les aspects négatifs s’ils existent reste à présupposer le futur de ce mouvement qui participe et participera du chao ainsi que les lois physiques qui régissent les masses et leurs modes de fonctionnement. Sans donner dans le scientisme, de nouveau calculateurs toujours plus performants accélèrent la recherche dans les domaines de la biologie et participe à l’amélioration des conditions de vie. Mais là nous rentrons dans l’éthique… Résoudre le temps dans l’accélération du rythme, c’est un facteur de stress et de conflit qui perturberont durablement mais de façon marginale l’évolution vers un nouvel ordre. Domestiqué pour croire et exister dan un monde à crédit, croire au nouvelles technologies n'est par ailleurs pas le sujet mais il s'agit bien d'imaginer se ré-approprier sa vie sur terre par le rêve d'une illusion précaire.

jeudi 28 mars 2019

Tout est bon !


Tous dédiés, au capital, à son service, comme certaines aides sociales qui à Paris nourrissent mécaniquement les prix du m2. À travers le capital, lorsque nous nous occupons de robots ou bien que passif, nous sommes le public et l’opinion. Alors que nous fournissons des contenus, qui, archivés, font chauffer les espaces de stockage et la spéculation autour des données. Dévoué au système, soumis, nous ne pouvons qu’observer et non critiquer. Le but n’est pas de croire en l’humanité. Dans la difficulté, selon les rapports, « on compte ses amis ». Pour sa sauvegarde pour contredire la solidarité, il est de bon ton de s’occuper de soi avant de perdre son temps, sinon plus !
Tous au service de l’argent, du travail, nous participons, ensemble à un effort commun dont la vapeur ne s’inverse pas. La nature ne vaut pas plus cher que le prix qu’elle coûte !
Vertige à l’appui, le déséquilibre est puissant. En crise, la réalité, au-delà de la culture et des technologies bascule là où tout devient ingérable. Tous nous participons de l’ignominie dans les rapports sociaux, économiques et productifs qui habillent notre représentation. Les hauts-fourneaux dans la Ruhr font grise mine loin des premiers foyers de l’âge de fer. Les géants de l’acier se trouvent aujourd’hui en Asie et en Inde, les marchés aussi. En Europe, nous pouvons espérer en la jeunesse africaine et son inventivité issues des premiers pas de l’humanité dans la région des grands lacs ou autour du lac Tchad. Le continent africain sera notre salut si on s’autorise à croire qu’une issue est certaine pour faire face au vieillissement et à la crispation, symptôme  d’une Europe en mal être et en perte de sens. Ni rêve ni aucun  repos pour se projeter dans le présent. Des mises au point, dans cette optique, sont nécessaires. Brexit, résurgence des Partis nationalistes, au regard du passé, l’Europe, décomposée reste l’indicateur et la mesure de notre crise, de ce qu’elle peut engendrer dans l’entreprise mondiale du capital.

mercredi 30 janvier 2019

Face à l'urgence climatique, les indices de notation...


De nouveaux indicateurs, de prompts statistiques et une autre manière d’aborder l’analyse le long de l’argumentation et au fil de la communication sont les vœux pieux de certains idéologues pour s’adapter au changement. Des agences de notation font et défont les marchés ainsi qu’un phare d’indices qu’illumine la place de New-York à travers le monde. S’il ne s’agissait que de com’ nous pourrions allier des modes de diffusions et de présentation d’un ratio inflation/Risque s’opposant à production/Bonheur. Le moyen serait-il de soustraire l’alimentation et l’énergie des chiffres et du prix de l’inflation ? On pourrait se mentir à sois même (c'est un fait), le ressentiment outre la fracture se divise ainsi que le monde entre la domination culturelle du chiffre, de sa représentation et la réalité quotidienne. Des notes éthiques sont-elles l’enjeu ou l’emballage d’une violence en cours dans l’urgence de la croissance, l’économie des ressources et des lois ? Paradoxalement, le niveau du PIB se nourrit aussi de l’activité que génèrent les catastrophes et les crises inhérentes à la mondialisation et au changement climatique. Des notes, des papiers tournoient, planent au-dessus des marchés, des entreprises et des États. Des agences de notation font la pluie et le beau temps à l’instar des étoiles du Michelin. Souvent décriées dans la difficulté, elles jouent la partition de l’activité, influencent l’investissement et rythment l’économie.

dimanche 2 décembre 2018

Guérilla urbaine en France


[Neue Frankreich Zeitung]
Cologne, le 1er Décembre. Guérilla urbaine sur le territoire français.
Nous apprenons des manifestations accompagnées de violences et maintiens de l’ordre dans différents lieux de la République en France. Les revendications restent floues, mais la spontanéité du mouvement pousse le gouvernement au retranchement et à la fermeté. La cause comme toujours, ou plutôt, le percuteur fut cette taxe carbone justifiée mais incomprise se rajoutant aux nombreux efforts réclamés à une toujours plus grande partie d’une population désabusée sombrant dans le désespoir à mesure que les difficultés s’accroissent ainsi générées et parallèlement à une inflation brutale depuis plusieurs mois. Dans un pays où l’abstinence démocratique et le vote contestataire divisent les composantes de la Nation, les pouvoirs semblent de plus en plus isolés et choisissent la sévérité. Avec prudence, le gouvernement creuse le risque d’une fin de mandat agitée, compliquée face aux défis de l’ordre financier et écologique. Un Etat en déficit réduit à l’incapacité de satisfaire chacun est assiégé de toutes parts. De l’opposition au soutien silencieux des corps intermédiaires, un exercice difficile au sommet de l’Etat. E. Macron au leadership fragile à l’internationale et en Europe se retrouve contesté par la rue et sa propre population. Dans son pays, celui-ci joue la cohérence de son projet face aux adversaires de sa politique.
Les forces de l’ordre se disent aux limites du mieux qu’elles puissent faire. Sur ce déséquilibre, les issues pourraient être à sens unique et tourner en boucle de chaque côté comme le discours de LREM depuis le commencement des blocages et des manifestations agitées par des émeutes, les pillages et du sabotage.

samedi 27 octobre 2018

L'IA ou l'intimité aléatoire

L’IA est à juste titre, le moteur d’une économie déjà présente et pleine d’avenir dans tous les secteurs. En termes de rendement, elle est en pleine expansion et promet une meilleure rentabilité en réduisant les pertes, par exemple, en gérant des flux d’informations et une quantité importante d’opérations optimisées. Que devient la place de l’homme ? L’esprit, la personnalité et l’âme de l’individu se retrouvent confondus dans la masse. Le mouvement de cette révolution est accompagné par l’autonomisation et la robotisation. Difficile à penser la place de « l’ humain » dans ce contexte sans apercevoir moult contradictions nourries par de nombreux paradoxes. On observe une résistance politique et sociale depuis l’émiettement des tâches et l’émergence de nouveaux chaos dont le sujet et problème sont l’humain matériellement coûtant. Avec une grande efficacité dans la sélection de l’individu, l’IA entraîne avec méthode leur insertion ou leur exclusion. Déjà en place, elle ne modifie malheureusement pas l’intelligence de « l’homme » bien plus vulnérable dans sa manière de penser. Parallèlement à la bioéthique et les débats actuels sur différents aspects de la recherche organique et physique, les comportements et l’analyse des modes accélèrent peut-être le processus de négation et d’abnégation vers une forme d’autodestruction, sur la ligne, vers un point de rupture historiquement entamé. Des algorithmes peuvent prévoir et même estimer la présupposition des moments négatifs sur des cycles, appréhendant les réflexes des marchés… Voir des sociétés. Mais les progrès sans doute prometteur restent en parallèle d’une notion matérielle.

lundi 17 septembre 2018

Ten Years After

Il n’y a pas de leçon à tirer 10 ans après la chute de Lehmann Brother touché par la crise des subprimes et sacrifié sur le champ des grandes banques mondiales. La crise du crédit s’est résorbée en injectant du crédit, et les produits titrisés, affectés et rachetés selon le montant du ratio dont disposent les systèmes de régulation et de stabilité. Ainsi appelés les « bad-bank » ,ayant englouties ses produits toxiques au nom et sous la supervision des grandes banques centrales, ses produits se retrouvent investis à un niveau de rendements faibles. 10 ans après la crise des subprimes, le système financier et l’organisation économique restent sur le même cycle. Un nouveau krach serait-il à venir ? Une nouvelle crise monétaire touchant les États pourrait-elle subvenir reproduisant une onde de choc violente sur les marchés ? Pour consolider les banques, les fonds propres de celles-ci ont été relevés et même multipliés mais les leviers restent vertigineux. Les banques centrales n’ont donc pas fini d’éponger, 10 ans après la crise dite des subprimes et les régulations misent en place, elles ne peuvent masquer des équilibres fragiles et un endettement important qui mettra longtemps à se résorber au rythme de l’inflation et d’une hypothétique croissance. Rien ne sert de leçon si l’on observe l’histoire et les reflex de l’opinion et des nations. Sur le vieux continent, cela se traduit par un risque politique alors qu’outre-Atlantique, le pouvoir ne fait plus dans la nuance et relance des programmes agressifs selon des traditions libertariennes aux États-Unis. Non, n’en déplaise à certains, rien n’est maîtrisé et, au-delà des prévisions et des présuppositions, à court terme, le temps de l’action est réduit.

jeudi 23 août 2018

Peut-être fous


Dans une ville un pays un monde où des jeunes gens aux comportements suicidaires se droguent, ainsi que d’autres plus vieux touchés par l’alcoolisme meurent dans l’indifférence, dans l'ivresse de la vitesse, la violence des rapports, non pas bercés par les idéaux mais bernés. Une zone bétonnée et quadrillée par des murs et des propriétaires qui transpirent la peur, la crainte de l’autre et l’angoisse d’être spoliés. Des regards de mépris et de haine nous traversent, jusqu’à la gestuelle apparence qui dérange traversé souvent par l’arrogance et la turbulence d’une jeunesse en émois. Laquelle des attitudes adopter, quel comportement véhiculer pour être accepté sur les strates de l’activité ou seulement considéré dans les décisions communes ? On apprend en collectivité, le chacun pour soit ! Le désir de tuer parfois ou de « tirer dans le tas », n’en parlons même pas. Silence à tous les étages, un horizon bouché, un avenir impossible ainsi qu’un animé qui joue la partition de l’humanité,… Travailler ! Être quelqu’un, exister à quel prix ?… Aigrie, désabusée, la horde déborde au cri de « sauve qui peut ». Dans les centres urbains, l’art et la poésie ne s’inscrivent ni dans les salons, ni mêmes sur les émissions ou au-delà de la performance d’une expo. « Peut-être fous » est une affirmation, ce n’est pas une pensée, non plus une philosophie, en résumant un sentiment conscient, ce slogan place l’individu au cœur de ce qui est ou de ce qui n’est pas. « Peut-être fous » n’est pas un mot d’ordre mais un désordre, non pas organisé mais spontané. Celui qui ne correspond pas aux critères et pense de travers sera dématérialisé dans les limbes de la précarité jusqu’à accepter le constat. Lucide dans le bouleversement à venir de la société et de l’art, une identité en quête de sens sur la balance. « Peut-être fou » !

Bien des auteurs ont décrit la folie. Avec un père Général en Espagne dans l’armée napoléonienne, V. Hugo, s’il n’était pas devenu écrivain, serait-il tombé dans la folie ainsi que son frère ? GWF Hegel, lui, pensait qu’il n’était pas possible de décrire la politique dans un asile d’aliénés et F. Holderlin, un de ses contemporains, sombra dans cette déchéance psychique. G. de Nerval, A. Artaud, autant d’auteurs brillants qui perdirent la raison.
La guerre a rendu bien des hommes fous. La guerre dans toutes ses horreurs, sociale, stratégique, nourrie de victimes prises dans une lutte toujours incertaine. Sur tous les fronts, intellectuels, spirituels, culturels, est-ce une déconstruction programmée ou de la propagande déguisé… ? Le tag en flag ou la schlag !  Un message « peut-être… » pour nous rendre incertain dans ce flou,… Un peu « … fous ».

lundi 13 août 2018

La parole ne se libère pas mais l'esprit change

Le jargon, la langue se sont appauvris avec les réseaux numériques et la publicité à grande échelle. L’intimité décryptée est vulgarisée, affichée, véhiculée par flux constant sur des réseaux où l’acteur n’est plus en mesure de s’exprimer mais de reproduire des désirs et le plaisir de participer au spectacle sans conscience de ses propres moyens. Influencées par une idéologie ou une autre qui s’opposent, des conversations toutes faites, des mots connotés, des opinions hypocrite, violente, non construites se diffusent et répandent malheureusement une détestable ambiance. Des échanges actuels et modernes dans lesquelles la recherche de la vérité, l’observation de la réalité, ne sont pas la priorité. Dans un dialogue, l’intervenant souhaite naturellement et avant tout avoir raison de fait et dominer toute réflexion critique. La parole n’a par ailleurs qu’une seule valeur « si cela paye !». Le mensonge utilisé pour aboutir n’est pas seulement une arme mais un moyen. De son côté, la raison peut voyager, découvrir, mais reste limitée au sein d’une culture qui s’abaisse au rang des plus nombreux et qui exalte les comportements primaires dont les plaisirs sensuels sont perçus comme des marchandises accessibles. Quelles positions prendre, face à l’exposition et l’éducation des plus jeunes, vulnérable par naissance ? Une dialectique objective serait-elle celle du changement ou du retour aux principes ? Contredire les us et coutume ne suffit pas pour progresser. Les dires négatifs sont, toujours plus simple à saisir et à transmettre, qu’une conversation positive et radicalement constructive. Se plier à l’autorité subjective de l’interlocuteur, se soumettre au diktat du shéma critique n’est pas acquit par tous. Ainsi, avec des mots et des paroles sans valeurs, ayant perdu, sur le fil, la subtilité au profit de préjugé, interpréter l’autre, traduire le contenu de sa pensée, dans le discours, n’est pas chose aisé. Plus facile est, de ne rien comprendre d’une culture et d’un jargon hors temps. L’idéal de la « Liberté » réclame une certaine frustration et une auto-censure qui, si elle souhaite contredire le terrorisme intellectuel toujours plus envahissant, se doit de contrecarrer l’ignorance.

samedi 28 juillet 2018

Une redéfinition du travail en temps de crise




Le travail étant générique et indispensable, dans les domaines de l’ontologie, sur l’anthologie des forces productives, dans l’immédiateté, il s’agirait pour l’inactif de se projeter, sans cap dans les répertoires de l’activité avec l’environnement extrinsèque comme source d’inspiration. La question du « non-travail » se pose à la recherche du déséquilibre initial, sans même l’esprit occupé ou une pensée concentré sur un objet. Dans l’univers de l’humanité, le « rien faire » n’est en rien possible sans la perte de repère. Qui aura le choix entre la domination, la servitude et le crime ? Des gestes, des relations extrinsèques sont observés et ressentis intrinsèquement et restent sans échange mais isolés et dans l’incapacité de dépasser un rapport indispensable à l’émancipation et au devenir bien qu’isolé par une condition associale, annormale de non-être et de non-activité. Le rêve d’un travail accompli, d’une journée bien remplie et un repos mérité n’est pas donné au chômeur dont la tâche première est de se demander « pourquoi ? et « comment ? ».

À l’heure de la récession et du socialisme, dans les années 1980 en France, la crise prit un tour nouveau. À grand renfort de publicité, les cyniques firent la caricature du plus grave de la pauvreté et du chômage. Outre l’invitation faite aux demandeurs d’emploi de s’exporter, bon nombre allait s’exiler pour de bon. Même les plus vulnérables étaient touchés par tout le sel déversé par de grands comiques ou des journaux satiriques. La crise devint donc, la matière première pour une grande partie de la population ainsi que pour la classe politique. Ainsi, pour les licenciés, les inactifs, il s’agissait de redéfinir le travail et l’emploi. Les formations fleurirent pour devenir très rentables au service d’actifs flexibles touchés par la précarité du travail. Les formations les plus onéreuses étaient, bien entendu, réservées aux plus en pointe avant de devenir, au rythme de la révolution technologique, bon marché puis obsolètes. Passons la pauvreté d’une époque, d’un État décalé ou de son ministère face aux contradictions de cette période, la promotion des formations et les aides pour la création d’entreprise ont infléchi la courbe des demandeurs d’emploi en 1987 en pleine récession. Actuellement stagnants autour des 10% d’actifs, les chiffres du chômage sont ascendants en moyenne jusqu’à nos jours. Après la mode, pour les mieux indemnisés, de créer une activité, avec le statut de micro-entrepreneur, le travailleur devient, comme un sans terre, servile et corvéable. Parallèlement, l’État s’emploie financièrement à soutenir les grandes entreprises sous prétexte d’éviter les plans de licenciements régulièrement mis en jeu et la caisse de sécurité sociale. Malgré de belles théories sur le travail, les syndicats sont de moins en moins dans la mesure de revaloriser l’activité. Au-delà de l’humanisme, du bénévolat et de la solidarité, l’emploi et, de même, le rapport social dans sa représentation culturelle, sont devenus plus violent laissant toute notion de partage ou d’entraide de côté et faisant place à une concurrence animale. Ainsi, le prolétariat n’a plus le statut de classe montante. Ne reste que des rapports de force déstructurés sans contre-pouvoir face à la réal-économie. Le ressentiment des classes laborieuses les plus touchées se communique par l’exacerbation avant la résignation devant le spectacle désolant de ceux qui ont le plus profité d’un système sur lequel il ne suffit pas de surfer, mais de survivre.
Avec une génération de « spécialisés » dont la formation n’est plus adaptée, de nombreux chômeurs sont freinés par des spécialisations trop précises pour des métiers moins valorisant qui ne sont plus à leur porté. Le temps passé, les quinquagénaires qui ne se sont pas reconvertis ou insérés dans une carrière protégée par leurs statuts plongent dans un chômage de longue durée vers une retraite précarisée par un manque de cotisations et viennent maintenir les rangs de la pauvreté à des niveaux élevés. Vers une société du « non-travail » définit par J. Rifkin dans les années 1980, dans laquelle la fracture sociale et le maintien d’allocations sont déjà des faits jusqu’aujourd’hui.
B. Lavilliers le chantait dans « les mains d’or ». Lorsqu’il n’y a plus de mouvement, il est difficile d’exister. Alors exclut, perdu dans l’oubli, continue d’éclairer l’activité.

vendredi 13 juillet 2018

Brexit, un choix anglais...


Outre la séparation sentimentale, le Brexit ouvre une question cruciale sur l’avenir de la finance européenne et mondiale. Selon une déréglementation entamée et des systèmes de sécurité entre marchés US et le continent européen, les flux transatlantiques sont historiquement situés via le RU et bien que le London Stock Exchange fut sur l’Euronext, la finance se nourrit d’un marché stressé au delà de MIFIDII. Le trading des grandes banques internationales est un secteur sensible à fort rendement dont les pertes peuvent signer un exercice, le segment du trading haute fréquence étend le plus rentable avec une volatilité d’actualité. Les plates-formes du High Yield abreuvent la finance européenne par des transmissions plus rapides de NY à Londres. Le marché immobilier peut bien spéculer sur les bureaux à Francfort ou Paris, la notion de transfert de données est à garder à l’esprit. Les montants gérés sur la place de Londres et sa situation mondiale sont un poids essentiel à une vision claire d’une actualité mise en balance par de nouvelles donnes économiques alors qu’il s’agirait de consolider le secteur bancaire. La BCE communique peu sur le Brexit. L’UE joue à l’autruche. Peut-elle se contenter d’un marché perfusé et fermer les yeux sur le choix anglais ? Les banques européennes peuvent-elle, aujourd’hui, se passer des informations en temps réelle, à la minute et profiter encore un peu des transactions et des opportunités, lesquelles nourrissent jusqu’à présent les marchés au sein de l’Union ? Si Londres partageait diverses connexions avec ses voisins, l’insulaire et malgré tout bien isolé par une sortie qui a nettement obscurci l’avenir. Pour le secteur bancaire européen, la question est, pour le moment, comment absorber le choc du Brexit conjugué avec l’America first de D. Trump ? L’UK devra choisir entre des relations privilégiées avec les USA ou le débouché du commerce européen. Outre la territorialité et les frontières, notamment au Nord de l’Irlande, Londres reste une place financière câblée qu’il serait de bon ton de ménager.