mardi 11 juillet 2017

De la tribune à la consécration de l’Histoire


Pour S. Veil, l’avortement n’était pas un droit. La liberté, le droit, pour S. Veil n’étaient pas choses futiles ou superflues et l’émancipation, le droit, la liberté étaient des enjeux d’éducations ; Savoir faire des choix raisonnables, en être responsable dans le cercle d’une société souvent représenté par la publicité et le commerce d’un droit à l’ignorance, ou même au centre de la famille en restant respectueux de la morale et des coutumes. La famille et l’éducation en contrepoids au harcèlement idéologique de certaines visions de l’économie et de la politique. Le planning familiale est un outil, non pas la promotion des moyens de contraception mais globalement pour réduire le nombre d’enfants des rues, des orphelins qui au cœur de la pauvreté deviennent un problème sanitaire pour la société.
Courageuse, volontaire et faisant preuve d’abnégation, S. Veil a défendu cette loi de dépénalisation alors que soufflait un vent de contestation et de revendication en République.
Mais alors pourquoi le Panthéon, au-delà des modes et de la communication ? Pour avoir fait son devoir d’élue… ? Pour la liberté représenté de cette loi et le droit des femmes … ? Rescapé des camps et déporté, S. Veil avait bien conscience de la misère et de la condition humaine et en gardant une attitude rigide et sévère, douée d’une compassion certaine mais en aucun cas de compromission ou de complaisance, elle restera dans le cœur d’une France certaine de ses valeurs comme d’un bien commun.    

vendredi 30 juin 2017

Le 2 juillet 2016, il y a un an, M. Rocard disparaissait

De sa sympathie pour les Lips, il avait A. Pannekoek comme un de ses maîtres à penser lui-même astrophysicien comme son père. Amateur de seconde division, de souliers bien soignées, de belles filles et de voitures de sport, durant ses études, il travailla en partie sur la redéfinition du travail en temps de crise sans omettre un chapitre sur la gestion des pertes. Avec des gestes un peu fous, il vivait la réforme en visionnaire opposé aux conceptions traditionnelles de l’appareil. Il discuta la mise en place d’un revenu minimum tout en commandant son organisation avec brio préfigurant les idées actuelles d’une frange de la gauche traditionnelle. C’était un homme simple, un peu raté dans la pluralité et face aux « familles » politiques, gardiennes des coutumes républicaines héritées de la vieille bourgeoisie. Il est resté un des rares dont l’action donnait un sens à la politique. Malgré cela M. Rocard restait humble et dévoué, au service des autres et d’une idée qu’il avait de la justice et de l’équilibre. Avec beaucoup de respect, il se pliait à sa manière à l’étiquette donnant à celle-ci une spontanéité particulière du fait de sa posture et de son attitude assumant sa position avec la volonté de progresser. Mal compris d’une certaine fange populaire, il laisse l’image d’un homme moderne… D’un homme en son temps.

vendredi 23 juin 2017

Art : Une industrie de la spéculation


Sur l’évolution conjoncturelle de l’esthétisme et du beau, est-il regrettable de passer du geste qui reproduisait avec sensibilité et intuition le monde, à un monde industriel sans geste, sinon mécanique, hors du monde, sans émotion mais consensuel, ayant placé, sur le mécanisme de la spéculation financière des objets publicitaires et reproductibles représentant le monde des arts et du design ? Par synthèse, l’art élimine l’humain au profit de la machine. Le subjectif s’inscrit et est intégré comme la technique au profit du capital prenant part à la production constante et la reproduction continue de sa représentation publicitaire.
Avec J. Koons, nous fracturons un peu plus et élargissons l’écart de la relation entre l’industrie et l’homme. Ainsi déjà au 18e les arts devaient se plier aux dogmes de l’Etat et de la religion. M. Duchamp au siècle dernier ne présupposait-il pas, déjà sur ce mouvement en signant un bidet qui prenait ainsi de la valeur ? Bien entendu il y a l’anticonformisme, tandis que, lorsque celui-ci devient la norme, le sujet est finalement absorbé et déconstruit de sa revendication première.
La production artistique est devenue industrielle. C’est cela que démontre J. Koons comme  un chien sous forme de ballons ajustés, à la fois léger et fragile mais solide et précieux ainsi qu’une bulle spéculant sur la forme de l’esprit, flottant, immobile, pesant et léger mais hors des dimensions traditionnelles de la représentation et de l’intuition. Bien au-dessus de l’humain !

vendredi 20 janvier 2017

Tout est permit sauf de perdre...!


En 2008, suite aux montages financiers nés de la déréglementation s’appuyant sur le crédit et le marché des dérivés, le monde subissait une crise financière dite des subprimes. Le risque d’un déséquilibre majeur conduisit les Etats dans des plans de sauvetage et les banques centrales ont alors acheté en masse des produits (des classes d’actifs dit toxiques) assis sur la base d’une économie bien réelle et assortie, revalorisée (ou dévalorisé) par le crédit et ses dérivés garantis par des assurances, elles mêmes assurées, réinvesties et réassurées. Le secteur de la finance qui était celui qui produisait le plus de croissance depuis des décennies allait devenir la bête noire et les Etats appuyés sur les banques centrales allaient tout faire pour éviter la faillite du système bancaire.
A grands renforts de rachat (QE successifs) de créance et de baisse des taux, le long des cycles de Bâle, la BCE, en quelques années allait créer le MES (Mécanisme Européen de Stabilité), travailler à l’Union Bancaire et évaluer la stabilité des banques et leur ratio de solvabilité à travers différents stress tests.
Alors que le chômage baissait et que la croissance revenait aux USA, une partie de l’Europe, en perte de confiance allait s’enfoncer dans la crise de la dette et par les dégradations successives des notes de plusieurs Etats de la Zone Euro entraînant le sauvetage de plusieurs pays dont le plus spectaculaire fut  accommodé d’un plan drastique d’austérité en Grèce. Dernière réponse des banques centrales (FED et BCE), des taux de rendements négatifs pour relancer le crédit, la consommation, favoriser la stabilité des ratio de fonds propre tout en cherchant un peu d’inflation.
Malgré une baisse des taux sans précédent, des budgets en restriction, la relance n’est pas au RDV. Dans ce contexte, de resserrement budgétaire, de crise sanitaire en Grèce et le ralentissement de la croissance conjugué par le populisme flagrant au sein d'Etats comme les USA ou l'UK, une dévaluation de la monnaie unique pourrait résoudre en partie le prix de la dette mais avec le risque d’une escalade à terme de l’inflation, une hausse des prix à la consommation et une paupérisation croissantes … On se défend pourtant d’être pessimiste et restons sceptique. Aucune conclusion ne peut être avancée et seule l’Histoire pourra interpréter et juger ce que l’avenir nous dira.

jeudi 26 mai 2016

"En mon pays suis en terre lointaine" F. Villon

L'identité, c'est peut-être, n'être personne. Se sentir étranger dans son pays. Être Français, ce n'est pas être bon ou mauvais. Être est une idée, celle d'un corps voir d'un territoire, d'un voyage dans lesquels situer physiquement la pensée de son État. Être c'est aussi défendre sa peau et payer le prix avec ou sans intérêt de son droit d'exister, accepté par le nombre, exclut ou intégré, de gré ou de force. Être quelqu'un, être humain, ce n'est pas être français. Être c'est accepter dignement de vivre et crever comme un chien!

(Modeste contribution au débat national sur l'identité en France)

lundi 9 mai 2016

"Tais toi, sinon on te remet avec les autres cheveux" (L. Carroll)


Comme un cris de désespoir étouffé, un manque d’air et d’espace sur la limite d’une tolérance en dessous de zéro, sans espoir et condamné, interdit,… Sale ! L’un appel à dénoncer, l’autre souhaite combattre les incivilités, frapper les fous, « kill the poet », punir encore comme si la peine n’était pas assez lourde à porter.
Contestation muselée, autorité… Faire attention et garder son uniforme soigné puis prendre des gants, blanc pour hisser le début d’une pensée et avoir l’idée de saluer. La tête prête à exploser.
7 click avant ou après ?… 
Le premier ?!