samedi 28 juillet 2018

Une redéfinition du travail en temps de crise




Le travail étant générique et indispensable, dans les domaines de l’ontologie, sur l’anthologie des forces productives, dans l’immédiateté, il s’agirait pour l’inactif de se projeter, sans cap dans les répertoires de l’activité avec l’environnement extrinsèque comme source d’inspiration. La question du « non-travail » se pose à la recherche du déséquilibre initial, sans même l’esprit occupé ou une pensée concentré sur un objet. Dans l’univers de l’humanité, le « rien faire » n’est en rien possible sans la perte de repère. Qui aura le choix entre la domination, la servitude et le crime ? Des gestes, des relations extrinsèques sont observés et ressentis intrinsèquement et restent sans échange mais isolés et dans l’incapacité de dépasser un rapport indispensable à l’émancipation et au devenir bien qu’isolé par une condition associale, annormale de non-être et de non-activité. Le rêve d’un travail accompli, d’une journée bien remplie et un repos mérité n’est pas donné au chômeur dont la tâche première est de se demander « pourquoi ? et « comment ? ».

À l’heure de la récession et du socialisme, dans les années 1980 en France, la crise prit un tour nouveau. À grand renfort de publicité, les cyniques firent la caricature du plus grave de la pauvreté et du chômage. Outre l’invitation faite aux demandeurs d’emploi de s’exporter, bon nombre allait s’exiler pour de bon. Même les plus vulnérables étaient touchés par tout le sel déversé par de grands comiques ou des journaux satiriques. La crise devint donc, la matière première pour une grande partie de la population ainsi que pour la classe politique. Ainsi, pour les licenciés, les inactifs, il s’agissait de redéfinir le travail et l’emploi. Les formations fleurirent pour devenir très rentables au service d’actifs flexibles touchés par la précarité du travail. Les formations les plus onéreuses étaient, bien entendu, réservées aux plus en pointe avant de devenir, au rythme de la révolution technologique, bon marché puis obsolètes. Passons la pauvreté d’une époque, d’un État décalé ou de son ministère face aux contradictions de cette période, la promotion des formations et les aides pour la création d’entreprise ont infléchi la courbe des demandeurs d’emploi en 1987 en pleine récession. Actuellement stagnants autour des 10% d’actifs, les chiffres du chômage sont ascendants en moyenne jusqu’à nos jours. Après la mode, pour les mieux indemnisés, de créer une activité, avec le statut de micro-entrepreneur, le travailleur devient, comme un sans terre, servile et corvéable. Parallèlement, l’État s’emploie financièrement à soutenir les grandes entreprises sous prétexte d’éviter les plans de licenciements régulièrement mis en jeu et la caisse de sécurité sociale. Malgré de belles théories sur le travail, les syndicats sont de moins en moins dans la mesure de revaloriser l’activité. Au-delà de l’humanisme, du bénévolat et de la solidarité, l’emploi et, de même, le rapport social dans sa représentation culturelle, sont devenus plus violent laissant toute notion de partage ou d’entraide de côté et faisant place à une concurrence animale. Ainsi, le prolétariat n’a plus le statut de classe montante. Ne reste que des rapports de force déstructurés sans contre-pouvoir face à la réal-économie. Le ressentiment des classes laborieuses les plus touchées se communique par l’exacerbation avant la résignation devant le spectacle désolant de ceux qui ont le plus profité d’un système sur lequel il ne suffit pas de surfer, mais de survivre.
Avec une génération de « spécialisés » dont la formation n’est plus adaptée, de nombreux chômeurs sont freinés par des spécialisations trop précises pour des métiers moins valorisant qui ne sont plus à leur porté. Le temps passé, les quinquagénaires qui ne se sont pas reconvertis ou insérés dans une carrière protégée par leurs statuts plongent dans un chômage de longue durée vers une retraite précarisée par un manque de cotisations et viennent maintenir les rangs de la pauvreté à des niveaux élevés. Vers une société du « non-travail » définit par J. Rifkin dans les années 1980, dans laquelle la fracture sociale et le maintien d’allocations sont déjà des faits jusqu’aujourd’hui.
B. Lavilliers le chantait dans « les mains d’or ». Lorsqu’il n’y a plus de mouvement, il est difficile d’exister. Alors exclut, perdu dans l’oubli, continue d’éclairer l’activité.

vendredi 13 juillet 2018

Brexit, un choix anglais...


Outre la séparation sentimentale, le Brexit ouvre une question cruciale sur l’avenir de la finance européenne et mondiale. Selon une déréglementation entamée et des systèmes de sécurité entre marchés US et le continent européen, les flux transatlantiques sont historiquement situés via le RU et bien que le London Stock Exchange fut sur l’Euronext, la finance se nourrit d’un marché stressé au delà de MIFIDII. Le trading des grandes banques internationales est un secteur sensible à fort rendement dont les pertes peuvent signer un exercice, le segment du trading haute fréquence étend le plus rentable avec une volatilité d’actualité. Les plates-formes du High Yield abreuvent la finance européenne par des transmissions plus rapides de NY à Londres. Le marché immobilier peut bien spéculer sur les bureaux à Francfort ou Paris, la notion de transfert de données est à garder à l’esprit. Les montants gérés sur la place de Londres et sa situation mondiale sont un poids essentiel à une vision claire d’une actualité mise en balance par de nouvelles donnes économiques alors qu’il s’agirait de consolider le secteur bancaire. La BCE communique peu sur le Brexit. L’UE joue à l’autruche. Peut-elle se contenter d’un marché perfusé et fermer les yeux sur le choix anglais ? Les banques européennes peuvent-elle, aujourd’hui, se passer des informations en temps réelle, à la minute et profiter encore un peu des transactions et des opportunités, lesquelles nourrissent jusqu’à présent les marchés au sein de l’Union ? Si Londres partageait diverses connexions avec ses voisins, l’insulaire et malgré tout bien isolé par une sortie qui a nettement obscurci l’avenir. Pour le secteur bancaire européen, la question est, pour le moment, comment absorber le choc du Brexit conjugué avec l’America first de D. Trump ? L’UK devra choisir entre des relations privilégiées avec les USA ou le débouché du commerce européen. Outre la territorialité et les frontières, notamment au Nord de l’Irlande, Londres reste une place financière câblée qu’il serait de bon ton de ménager.

samedi 23 juin 2018

Une nouvelle donne sur l’échiquier mondial

Avec de nouvelles relations qui pourraient se former dans un contexte de négociation en Mer de Chine. L’Europe, prise en étau entre les USA, avec un dollars maîtrisant une large part du commerce mais un pays fragile et la Chine s’appuyant sur de grands chantiers et la consommation de sa classe moyenne restant à évaluer par rapport à une croissance atone. L’Euro, sous les 1,17USD et de la valeur qui lui était donnée lors de son introduction début 2002, la fragilité des taux qui ne peuvent indéfiniment soutenir la croissance ni supporter un coût au prix d’une politique accommodante. Sur le vieux continent, de nombreuses problématiques persistent dont l’issue n’est ni certaine, ni, peut-être garantie par les directions politiques et les décisions de la Maison-Blanche. En matière, la politique des États-Unis, avec des taux de rendement important mais une fragilité structurelle se marginalise et fait entrevoir le pire. Sur fond de tensions, qui demandent à l’UE une cohésion entre ses membres, dans un déséquilibre mondial, l’Europe prend place entre deux monstres de l’ordre économique mondial. Elle fait face, ne prenant pas de risque mais prévoyant des difficultés et des divergences de points de vue entre les pays concernés par la stabilité. Au moment de la mise en place de l’important rachat de crédit après 2008 et de taux négatif en termes de crédit ayant dopé la croissance et la rentabilité des fonds, un soutien aux banques de taille, M. Draghi présentait ce programme comme de l’artillerie lourde, ultime action avant le flou total. Outre la faillite grecque qui annonçait une certaine perte de conscience en Europe, la crise bien réelle des réfugiés fuyant les zones de combat ou la misère et le désespoir au risque du pire. Pas question, dans un contexte de tension commerciale et de resserrement monétaire de maintenir des prévisions de croissance élevées. L’excédent allemand comme celui de la chine ne pourra pas tout résoudre ni satisfaire le marché indéfiniment. La précarité de la politique des Etats-Unis qui tend à se concentrer sur elle-même influe sur l’équilibre dans une période trouble de résistance et de rupture avec un monde comme nous le connaissions auparavant. Comme le dit par ailleurs un adage US, « le pire est devant nous ». A. Merkel réfléchit sous l’influence d’E. Macron à un budget pour la ZE dans le cas où un des pays important de la zone serait fragilisé. Des turbulences apparaissent en Italie alors que la Grèce est à genou et que le chômage et la précarité persistent en France. L’Europe n’est cependant pas un idéal, c’est avant tout un impératif si celle-ci a les moyens de sa cohérence. Du climat politique en Allemagne dépendra l’avenir d’une construction récente, celle d’une union et d’une monnaie.

vendredi 17 novembre 2017

Tu avais la veste d'un clown. Maintenant tu as le manteau!


Fut un temps où nous pouvions  rencontrer les membres de Charlie Hebdo, demander des dédicaces, des autographes ou partager quelques dessins.
Cabu, Tignous et toute l’équipe, étaient tous d’une gentillesse et d’une simplicité accueillante :
Cavanna grognait et Cabu riait…
À l’évidence, certains des détracteurs de Charlie rétorquent qu’il y avait au fond une complaisance certaine à rire de tout, et particulièrement de la « bêtise » en général que Charlie Hebdo dénonçait. Qui crucifiera Tignous ou Cabu sur de nouvelles icônes avec l’œil généreux de ceux qui sont morts pour rien ? Peut-être cette unité Nationale dans l’émotion et la douleur, main dans la main avec la prétention de croire, au gré de la satire, du cynisme émanant d’une revue de presse bête et méchante, aux polémiques faisant le buzz.
Charlie, comme un serpent, bousculait les conventions, militant pour le droit à l’expression jusqu’en dessous de la ceinture. Depuis longtemps Charlie Hebdo n’était plus subversif mais le relais constant d’une pensée provocatrice… Fût-elle de Gauche ! Par ailleurs, son côté pornographe, sale, trop humain dans lequel se complait son lectorat est surtout, la vitrine de l’absurde et du clownesque illustrant la dénonciation de scandales récurant.
L’équipe de Charlie est partie, saluée par le glas comme les condamnés d’une société en guerre, victimes co-latérales du conflit au Moyen-Orient, victimes, eux aussi, de la barbarie. Est-ce suicidaire de choisir la Liberté et le rire ? Dans un monde perturbé, Charlie avait choisi la dérision jusqu’à l’abstraction de sa propre sécurité qui semblait garantie par le droit.
En France, un symbole est tombé qui montre encore l’absurdité de la guerre.
Charlie préférait rire de tout et il suffisait de rencontrer Cabu sourire pour comprendre qu’il était un grand enfant, aimant faire des blagues. Jusqu’à ce jour tragique ou la blague a mal tourné.

lundi 13 novembre 2017

A l'ouest et sur orbite


Les cryto-monnaies s’imposent et le Bitcoin comme référence la plus indépendante sur ce marché explose. Cette monnaie, en partie de la valeur initiale, devenue virtuelle, en orbite est au-delà des aléas dans les échanges de devises. Elle participe de l’échange en toute autonomie et cela même, semblerait-il, en cas de risques majeurs qui influenceraient la décomposition des Etats. Entendu aujourd’hui, que le Bitcoin, au regard du développement économique dans les Fintech et de la spéculation autour de ce marché atteint une valeur intrinsèque largement surévaluée. Atteignant des records qui pourraient dans un temps de correction être réévalué, la crypto-monnaie et particulièrement le Bitcoin, le long d’une période de moyen terme restent et deviennent de plus en plus des monnaie incontournables qui rentreront dans le panier des valeurs moyennes de placement et d’investissement sûr  d’être matérialisé à l’international, autant qu’un timbre postal au début du XXe siècle sans la contrainte et la manipulation de devise.

La vraie question demeure : Qui est S Nakamoto, anonyme inconnu ou machine ? Est-ce les détenteurs qui se sont approprié cette monnaie et dont les humeurs ondulent, plus ou moins volatile, intrinsèquement liée aux technologies modernes d’échange et d’investissement ?

vendredi 29 septembre 2017

Qui veut la patate chaude ?


Favoriser l’investissement financier importe au politique dans l’espoir de rendements, en fluidifiant l’épargne. Le long d’une période, en zone euro, de taux bas, avec l’objectif d’une diminution de rachat d’actifs par la banque centrale, l’action du gouvernement est courageuse, en zone risquée.
Prévoyant que sans doute, les taux vont remonter, avec l’ultime espoir d’une inflation, selon les critères de Maastrich, alors que la France ne respecte plus, depuis longtemps, les règles en matière de déficit et maîtrise tant bien que mal ses dépenses.
Avant Socrate déjà, les penseurs observaient que ce qui était ascendant finissait par descendre. On remarquera que cela fonctionne dans l’autre sens. Nullement besoin d’être un génie pour saisir cette réalité.
Les ratios des grandes banques européennes, malgré une décennie de QE (rachat d’actifs) sont toujours soumis à tension. Parallèlement, les recommandations de Bâle s’adaptent comme les « stress tests » évoluent pour ne pas entraîner une crise systémique, « Too big for fail ». L’Europe généreuse fait place aux nationalismes les plus ou moins exacerbés qui mêlent l’ignorance et les peurs devant un fait que dans leur quotidien peu de gens réalisent malgré les efforts important que leur réclame la stabilité d’un système sous pression. À chaque instant, se joue l’équilibre de la paix, en Europe. Alors que les contestations fusent de tous les côtés. Que la lutte et la résistance des peuples est accompagné des chants de l’apocalypse dans les combats singuliers de la représentation parlementaire. Le gouvernement français tient bon et semble chercher les compromis, sans complaisance, mais avec le souci de laisser à la France et à l’Europe, la chance d’un avenir dans un environnement hostile où le pire serait peut-être le défaitisme.

jeudi 21 septembre 2017

L. Andreiev : Le rire rouge


Léonide ANDREIEV
LE RIRE ROUGE
Non, je ne comprends pas la guerre, et je suis appelé à devenir fou, comme mon frère, comme des milliers de gens raménés de là-bas. Cela ne me fait pas peur. LA perte de la raison me semble aussi honorable que la mort d’une sentinelle à son poste. Mais l’attente, mais cette approche lente et infaillible de la folie, ce sentiment de quelque chose d’énorme qui tombe dans un abîme, c’est là une douleur insupportable pour la pensée. Mon coeur s’est engourdi, il est mort ; il n’y a plus de nouvelle vie pour lui ; seulement, ma pensée est encore vivante ; elle lutte encore, elle qui a été forte comme Samson et qui maintenant est faible et sans défense, pareille à un enfant ; elle me fait pitié, ma pauvre pensée. Par moments je ne puis plus supporter la torture de ce joug d’airin, qui accable mon cerveau ; j’ai envie de courir dans la rue sur la place, là où il y a des hommes, et de crier : - Cessez immédiatement la guerre, sinon…
Sinon, quoi ? Y a-t-il donc des mots qui pourraient les faire revenir à la raison ? Des mots auxquels on ne pourrait répondre par d’autres plus forts, par des mots trompeurs mais san réplique ? Faut-il se mettre à genoux devant les gens et pleurer ? Mais des centaines de milliers de créatures pleurent, et qu’en résulte-t-il ? Faut-il se tuer aux yeux de tous ? Se tuer ? Des milliers de soldats meurent journellement et qu’y a-t-il de changé ?
Lorsque je sens ainsi mon impuissance, une rage m’envahit, la rage de cette guerre, que je hais. Comme le docteur, je voudrais pouvoir incendier les maisons de ceux qui demandent la guerre, brûler leurs trésors, leurs femmes, leurs enfants ; j’aimerais empoisonner l’eau qu’ils boivent, faire sortir tous les morts de leur tombe et jeter ces cadavres dans leurs demeures impures, sur leurs couches. Qu’ils couchent avec eux comme avec leurs femmes ou avec leur maîtresses !
Oh ! si j’étais le diable ! toute l’horreur que respire l’enfer, je le répandrais sur la terre ; je serais le maître de leurs rêves et, quand, le sourire aux lèvres, ils feraient le signe de la croix sur leurs enfants, je me desserais devant eux, tout noir !... Oui, je dois devenir fou, mais que cela arrive vite, plus vite !...

L. Andreiev (1871-1919) sera par la force des choses et pour nourrir sa famille avocat et juriste. Il payera après 1905 ses amitiés dans les milieux universitaires par de l’enfermement dans les prisons tzariste. Dans son œuvre pourtant, aucun militantisme, aucun engagement sinon un réalisme sous pression, figé comme la campagne en hiver et des hommes pris dans les tourments de la vie ayant pour esprit, l’âme d’écorchés comme leur observateur lui-même témoin d’une existence difficile. L. Andreiev n’est pas un révolutionnaire. Il pose et peint, dépeint des situations sociales et des conditions historiques en tant qu’humain. Sa trace comme son empreinte sur la glace est la preuve d’une époque plus que toute étude sociologique ou politique. Inclassable, il est sans doute malsain de ne retenir que son engagement pour la sociale démocratie. Engagées, durant une courte période, les prestations militantes de l’auteur furent guidées par des amitiés dans les cercles politiques ayant utilisées les sympathies de l’écrivain mais surtout le succès que celui-ci en tant que feuilletoniste avait auprès d’un large public et une notoriété de son vivant qui ne peut-être remise en question. Très vite déçu par la révolution de 1917, L. Andreiev prendra du recul avec ses anciens camarades et c’est isolé que celui-ci mourra en 1919. 

vendredi 25 août 2017

Brûlez nos églises… Nous construirons des mosquées


L’arrogance d’une frange embourgeoisée d’occident, sa représentation décadente, précieuse, efféminée, prétentieuse et fétichiste prône « des rapports libres ». C’est peu dire s’il est, somme toute détestable, de s’attarder sur le comportement de l’espèce, excitée et polluée, conditionnée par le « lien social » se résumant au désir et au plaisir de la consommation, sans égard pour la pensée, la liberté ou bien d’autres concepts inversés, bien moins important pour l’émancipation de l’individu.
Mettre de l’ordre dans la culture et éviter les dérives serait sans doute pire, dirait certains.
Dans les lieux abandonnés, dans les déserts de solitudes, sur les ruines, nous construisons et défendons les valeurs de morale, d’éthique et de vérité. Nos murs sont de prières et de louanges. Sur les cycles de la destruction, de l’ignorance et du laissé faire, au risque du pire, sur le chemin des ombres, des mythes en pleine lumière, nous bâtissons, à chaque instant, sur l’ivraie, des chapelles en verre, aux reflets d’argent.
Sans retenues ni vertus, oeuvrant à reproduire l’acte de sauvegarde, usant du vice déposé sur l’autel de la crédulité, l’ultime expérience de l’interdit et des passions originelles, la pornographie et la guerre, dans les bains de la liberté, la sensualité économique ou géostratégique en friction par la ritualisation de la machine qui rythment notre éduction collective.
L’avenir est entre les mains d’un système dégénéré, pour des raisons écologiques et économiques, qui décidera de la nature et du miracle de la vie.
Obscénité et vulgarité camouflées selon la norme, les non dits, l’hypocrisie, les fausses confidences et silences dressent le décor d’un spectacle en sous-mains.
Nous ne dénonçons pas le matraquage permanent de publicités, de réflexions injurieuses et de débats obsolètes qui annihilent les nôtres avant de les broyer dans les couloirs du Droit. Nous exigerons des explications sur l’état de notre condition et l’avenir de nos intuitions.

(De sur la cristallisation de la révolte dans le sous-prolétariat et sa classe dangereuse)

mardi 11 juillet 2017

De la tribune à la consécration de l’Histoire


Pour S. Veil, l’avortement n’était pas un droit. La liberté, le droit, pour S. Veil n’étaient pas choses futiles ou superflues et l’émancipation, le droit, la liberté étaient des enjeux d’éducations ; Savoir faire des choix raisonnables, en être responsable dans le cercle d’une société souvent représenté par la publicité et le commerce d’un droit à l’ignorance, ou même au centre de la famille en restant respectueux de la morale et des coutumes. La famille et l’éducation en contrepoids au harcèlement idéologique de certaines visions de l’économie et de la politique. Le planning familiale est un outil, non pas la promotion des moyens de contraception mais globalement pour réduire le nombre d’enfants des rues, des orphelins qui au cœur de la pauvreté deviennent un problème sanitaire pour la société.
Courageuse, volontaire et faisant preuve d’abnégation, S. Veil a défendu cette loi de dépénalisation alors que soufflait un vent de contestation et de revendication en République.
Mais alors pourquoi le Panthéon, au-delà des modes et de la communication ? Pour avoir fait son devoir d’élue… ? Pour la liberté représenté de cette loi et le droit des femmes … ? Rescapé des camps et déporté, S. Veil avait bien conscience de la misère et de la condition humaine et en gardant une attitude rigide et sévère, douée d’une compassion certaine mais en aucun cas de compromission ou de complaisance, elle restera dans le cœur d’une France certaine de ses valeurs comme d’un bien commun.    

vendredi 30 juin 2017

Le 2 juillet 2016, il y a un an, M. Rocard disparaissait

De sa sympathie pour les Lips, il avait A. Pannekoek comme un de ses maîtres à penser lui-même astrophysicien comme son père. Amateur de seconde division, de souliers bien soignées, de belles filles et de voitures de sport, durant ses études, il travailla en partie sur la redéfinition du travail en temps de crise sans omettre un chapitre sur la gestion des pertes. Avec des gestes un peu fous, il vivait la réforme en visionnaire opposé aux conceptions traditionnelles de l’appareil. Il discuta la mise en place d’un revenu minimum tout en commandant son organisation avec brio préfigurant les idées actuelles d’une frange de la gauche traditionnelle. C’était un homme simple, un peu raté dans la pluralité et face aux « familles » politiques, gardiennes des coutumes républicaines héritées de la vieille bourgeoisie. Il est resté un des rares dont l’action donnait un sens à la politique. Malgré cela M. Rocard restait humble et dévoué, au service des autres et d’une idée qu’il avait de la justice et de l’équilibre. Avec beaucoup de respect, il se pliait à sa manière à l’étiquette donnant à celle-ci une spontanéité particulière du fait de sa posture et de son attitude assumant sa position avec la volonté de progresser. Mal compris d’une certaine fange populaire, il laisse l’image d’un homme moderne… D’un homme en son temps.

vendredi 23 juin 2017

Art : Une industrie de la spéculation


Sur l’évolution conjoncturelle de l’esthétisme et du beau, est-il regrettable de passer du geste qui reproduisait avec sensibilité et intuition le monde, à un monde industriel sans geste, sinon mécanique, hors du monde, sans émotion mais consensuel, ayant placé, sur le mécanisme de la spéculation financière des objets publicitaires et reproductibles représentant le monde des arts et du design ? Par synthèse, l’art élimine l’humain au profit de la machine. Le subjectif s’inscrit et est intégré comme la technique au profit du capital prenant part à la production constante et la reproduction continue de sa représentation publicitaire.
Avec J. Koons, nous fracturons un peu plus et élargissons l’écart de la relation entre l’industrie et l’homme. Ainsi déjà au 18e les arts devaient se plier aux dogmes de l’Etat et de la religion. M. Duchamp au siècle dernier ne présupposait-il pas, déjà sur ce mouvement en signant un bidet qui prenait ainsi de la valeur ? Bien entendu il y a l’anticonformisme, tandis que, lorsque celui-ci devient la norme, le sujet est finalement absorbé et déconstruit de sa revendication première.
La production artistique est devenue industrielle. C’est cela que démontre J. Koons comme  un chien sous forme de ballons ajustés, à la fois léger et fragile mais solide et précieux ainsi qu’une bulle spéculant sur la forme de l’esprit, flottant, immobile, pesant et léger mais hors des dimensions traditionnelles de la représentation et de l’intuition. Bien au-dessus de l’humain !

vendredi 20 janvier 2017

Tout est permit sauf de perdre...!


En 2008, suite aux montages financiers nés de la déréglementation s’appuyant sur le crédit et le marché des dérivés, le monde subissait une crise financière dite des subprimes. Le risque d’un déséquilibre majeur conduisit les Etats dans des plans de sauvetage et les banques centrales ont alors acheté en masse des produits (des classes d’actifs dit toxiques) assis sur la base d’une économie bien réelle et assortie, revalorisée (ou dévalorisé) par le crédit et ses dérivés garantis par des assurances, elles mêmes assurées, réinvesties et réassurées. Le secteur de la finance qui était celui qui produisait le plus de croissance depuis des décennies allait devenir la bête noire et les Etats appuyés sur les banques centrales allaient tout faire pour éviter la faillite du système bancaire.
A grands renforts de rachat (QE successifs) de créance et de baisse des taux, le long des cycles de Bâle, la BCE, en quelques années allait créer le MES (Mécanisme Européen de Stabilité), travailler à l’Union Bancaire et évaluer la stabilité des banques et leur ratio de solvabilité à travers différents stress tests.
Alors que le chômage baissait et que la croissance revenait aux USA, une partie de l’Europe, en perte de confiance allait s’enfoncer dans la crise de la dette et par les dégradations successives des notes de plusieurs Etats de la Zone Euro entraînant le sauvetage de plusieurs pays dont le plus spectaculaire fut  accommodé d’un plan drastique d’austérité en Grèce. Dernière réponse des banques centrales (FED et BCE), des taux de rendements négatifs pour relancer le crédit, la consommation, favoriser la stabilité des ratio de fonds propre tout en cherchant un peu d’inflation.
Malgré une baisse des taux sans précédent, des budgets en restriction, la relance n’est pas au RDV. Dans ce contexte, de resserrement budgétaire, de crise sanitaire en Grèce et le ralentissement de la croissance conjugué par le populisme flagrant au sein d'Etats comme les USA ou l'UK, une dévaluation de la monnaie unique pourrait résoudre en partie le prix de la dette mais avec le risque d’une escalade à terme de l’inflation, une hausse des prix à la consommation et une paupérisation croissantes … On se défend pourtant d’être pessimiste et restons sceptique. Aucune conclusion ne peut être avancée et seule l’Histoire pourra interpréter et juger ce que l’avenir nous dira.

jeudi 26 mai 2016

"En mon pays suis en terre lointaine" F. Villon

L'identité, c'est peut-être, n'être personne. Se sentir étranger dans son pays. Être Français, ce n'est pas être bon ou mauvais. Être est une idée, celle d'un corps voir d'un territoire, d'un voyage dans lesquels situer physiquement la pensée de son État. Être c'est aussi défendre sa peau et payer le prix avec ou sans intérêt de son droit d'exister, accepté par le nombre, exclut ou intégré, de gré ou de force. Être quelqu'un, être humain, ce n'est pas être français. Être c'est accepter dignement de vivre et crever comme un chien!

(Modeste contribution au débat national sur l'identité en France)

lundi 9 mai 2016

"Tais toi, sinon on te remet avec les autres cheveux" (L. Carroll)


Comme un cris de désespoir étouffé, un manque d’air et d’espace sur la limite d’une tolérance en dessous de zéro, sans espoir et condamné, interdit,… Sale ! L’un appel à dénoncer, l’autre souhaite combattre les incivilités, frapper les fous, « kill the poet », punir encore comme si la peine n’était pas assez lourde à porter.
Contestation muselée, autorité… Faire attention et garder son uniforme soigné puis prendre des gants, blanc pour hisser le début d’une pensée et avoir l’idée de saluer. La tête prête à exploser.
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