jeudi 25 avril 2019
lundi 22 avril 2019
L'État, la République et Hegel
Un jeune hégélien ne peut que se réjouir aujourd’hui de
cette histoire qui échappe. Le spirituel est devenu l’illusoire et même la
pensée de ce chef de file est reprise au compte des défenseurs de l’Etat. La
société dans tout le sens dépérie, la conscience de l’individu se rétrécit et
l’Etat qui englobe la spiritualité de ses peuples domestiqués est remise peu à
peu en question. Non pas par les philosophes, les journalistes et politiques à
son service, mais par sa population qui se traduit par la désobéissance ou des
sympathies non-avouables, des silences et des insultes à tous les vents de la
violence inhérente.
L’état ne dépérit pas dans sa
forme, mais ne s’appuie plus que sur une idée qui se déconstruit à travers la
république remise en cause et un débat démocratique dans un seul sens. Forme
aboutie de la démocratie ou de l’État ? La République sans lutte, sans
contradiction, n’est plus la République. La RF n’a d’ailleurs pas plus de
valeur après l’assassinat en 1870 des ouvriers parisiens. La République bourgeoise,
sans morale, ne représente plus rien et n’est que l’expression de la
spéculation d’un seul. L’État, dans son dépérissement, donnera le ton de la
révolution et de la démocratisation. Un dépérissement nécessaire à la société
civile afin que celle-ci accède à la démocratie réelle et au citoyen,
homme-vrai, total contre cette abstraction de l’humain.
vendredi 12 avril 2019
Une révolution tech mondiale et globale
Les nouvelles tech naquirent, durant les 80’s, alors que
WS flambait de tant de golden boys et d’affaires traitées par la COB
(aujourd’hui SEC). Elles ont permis le déblocage et l’accession au travail de
centaines de millions d’individus et cela même à l’échelle de pays continent
dans des populations soumises à la misère. C’est un énorme progrès social et
économique. En facilitant les flux et les échanges, les nouvelles tech ont
huilé les mécanismes du commerce mondial et de l’activité. Émergentes en pleine
période de récession au milieu de scandales financiers, les nouvelles
technologies sont arrivé alors que l’informatique était en crise comme nombre
de secteur durant ce temps de récession. Madoff est alors directeur du Nasdaq.
Le feuilleton Vivendi et l’affaire Messier, des montages rocambolesques autour
des new tech jusqu’au krach de 90’s en plein dérèglement financier, les effets
de levier allaient nourrir cependant cette révolution mondiale et globale. Les
manières de diriger, ainsi qu’en Chine ou pendant les révolutions arabes alors
que les manifestants découvraient de nouvelles techniques pour communiquer
jusque dans les stratégies militaires et d’équipement en armement. Toutes les
force vives sont mobilisées et chaque individu, partie prenante au sein de
cette nouvelle et grande distribution. Ces nouveaux outils ne remplaceront pas
l’inné notre conscience individuelle ou le regard que l’on porte sur les
autres. L’amélioration de la surveillance donne le choix d’être face à ses responsabilités
et cela en public. Dans l’humanitaire, la cartographie des zones et la
numérisation des données indiquent les besoins et comment accéder rapidement en
cas d’urgence. Aujourd’hui, outre les aspects négatifs s’ils existent reste à
présupposer le futur de ce mouvement qui participe et participera du chao ainsi
que les lois physiques qui régissent les masses et leurs modes de
fonctionnement. Sans donner dans le scientisme, de nouveau calculateurs
toujours plus performants accélèrent la recherche dans les domaines de la
biologie et participe à l’amélioration des conditions de vie. Mais là nous
rentrons dans l’éthique… Résoudre le temps dans l’accélération du rythme, c’est
un facteur de stress et de conflit qui perturberont durablement mais de façon marginale
l’évolution vers un nouvel ordre. Domestiqué pour croire et exister dan un monde à crédit, croire au nouvelles technologies n'est par ailleurs pas le sujet mais il s'agit bien d'imaginer se ré-approprier sa vie sur terre par le rêve d'une illusion précaire.jeudi 28 mars 2019
Tout est bon !
Tous dédiés, au capital, à son service, comme certaines
aides sociales qui à Paris nourrissent mécaniquement les prix du m2. À travers
le capital, lorsque nous nous occupons de robots ou bien que passif, nous
sommes le public et l’opinion. Alors que nous fournissons des contenus, qui,
archivés, font chauffer les espaces de stockage et la spéculation autour des
données. Dévoué au système, soumis, nous ne pouvons qu’observer et non
critiquer. Le but n’est pas de croire en l’humanité. Dans la difficulté, selon
les rapports, « on compte ses amis ». Pour sa
sauvegarde pour contredire la solidarité, il est de bon ton de s’occuper de soi
avant de perdre son temps, sinon plus !
Tous au service de l’argent, du travail, nous participons,
ensemble à un effort commun dont la vapeur ne s’inverse pas. La nature ne vaut pas plus cher que le prix qu’elle coûte !
Vertige à l’appui, le déséquilibre est puissant. En crise,
la réalité, au-delà de la culture et des technologies bascule là où tout
devient ingérable. Tous nous participons de l’ignominie dans les rapports
sociaux, économiques et productifs qui habillent notre représentation. Les
hauts-fourneaux dans la Ruhr font grise mine loin des premiers foyers de l’âge
de fer. Les géants de l’acier se trouvent aujourd’hui en Asie et en Inde, les
marchés aussi. En Europe, nous pouvons espérer en la jeunesse africaine et son
inventivité issues des premiers pas de l’humanité dans la région des grands
lacs ou autour du lac Tchad. Le continent africain sera notre salut si on
s’autorise à croire qu’une issue est certaine pour faire face au vieillissement
et à la crispation, symptôme d’une
Europe en mal être et en perte de sens. Ni rêve ni aucun repos pour se projeter dans le présent.
Des mises au point, dans cette optique, sont nécessaires. Brexit, résurgence
des Partis nationalistes, au regard du passé, l’Europe, décomposée reste
l’indicateur et la mesure de notre crise, de ce qu’elle peut engendrer dans
l’entreprise mondiale du capital.
mercredi 30 janvier 2019
Face à l'urgence climatique, les indices de notation...
De
nouveaux indicateurs, de prompts statistiques et une autre manière d’aborder
l’analyse le long de l’argumentation et au fil de la communication sont les
vœux pieux de certains idéologues pour s’adapter au changement. Des agences de
notation font et défont les marchés ainsi qu’un phare d’indices qu’illumine la
place de New-York à travers le monde. S’il ne s’agissait que de com’ nous
pourrions allier des modes de diffusions et de présentation d’un ratio
inflation/Risque s’opposant à production/Bonheur. Le moyen serait-il de
soustraire l’alimentation et l’énergie des chiffres et du prix de
l’inflation ? On pourrait se mentir à sois même (c'est un fait), le ressentiment outre la
fracture se divise ainsi que le monde entre la domination culturelle du chiffre,
de sa représentation et la réalité quotidienne. Des notes éthiques sont-elles
l’enjeu ou l’emballage d’une violence en cours dans l’urgence de la croissance,
l’économie des ressources et des lois ? Paradoxalement, le niveau du PIB
se nourrit aussi de l’activité que génèrent les catastrophes et les crises
inhérentes à la mondialisation et au changement climatique. Des notes, des
papiers tournoient, planent au-dessus des marchés, des entreprises et des
États. Des agences de notation font la pluie et le beau temps à l’instar des
étoiles du Michelin. Souvent décriées dans la difficulté, elles jouent la
partition de l’activité, influencent l’investissement et rythment l’économie.
dimanche 2 décembre 2018
Guérilla urbaine en France
[Neue Frankreich Zeitung]
Cologne, le 1er Décembre. Guérilla
urbaine sur le territoire français.
Nous apprenons des manifestations
accompagnées de violences et maintiens de l’ordre dans différents lieux de la
République en France. Les revendications restent floues, mais la spontanéité du
mouvement pousse le gouvernement au retranchement et à la fermeté. La cause
comme toujours, ou plutôt, le percuteur fut cette taxe carbone justifiée mais
incomprise se rajoutant aux nombreux efforts réclamés à une toujours plus
grande partie d’une population désabusée sombrant dans le désespoir à mesure
que les difficultés s’accroissent ainsi générées et parallèlement à une
inflation brutale depuis plusieurs mois. Dans un pays où l’abstinence
démocratique et le vote contestataire divisent les composantes de la Nation,
les pouvoirs semblent de plus en plus isolés et choisissent la sévérité. Avec
prudence, le gouvernement creuse le risque d’une fin de mandat agitée,
compliquée face aux défis de l’ordre financier et écologique. Un Etat en
déficit réduit à l’incapacité de satisfaire chacun est assiégé de toutes parts.
De l’opposition au soutien silencieux des corps intermédiaires, un exercice
difficile au sommet de l’Etat. E. Macron au leadership fragile à
l’internationale et en Europe se retrouve contesté par la rue et sa propre
population. Dans son pays, celui-ci joue la cohérence de son projet face aux
adversaires de sa politique.
Les
forces de l’ordre se disent aux limites du mieux qu’elles puissent faire. Sur
ce déséquilibre, les issues pourraient être à sens unique et tourner en boucle
de chaque côté comme le discours de LREM depuis le commencement des blocages et
des manifestations agitées par des émeutes, les pillages et du sabotage.
vendredi 23 novembre 2018
samedi 27 octobre 2018
L'IA ou l'intimité aléatoire
L’IA est à juste titre, le moteur d’une économie déjà
présente et pleine d’avenir dans tous les secteurs. En termes de rendement,
elle est en pleine expansion et promet une meilleure rentabilité en réduisant
les pertes, par exemple, en gérant des flux d’informations et une quantité
importante d’opérations optimisées. Que devient la place de l’homme ?
L’esprit, la personnalité et l’âme de l’individu se retrouvent confondus dans
la masse. Le mouvement de cette révolution est accompagné par l’autonomisation
et la robotisation. Difficile à penser la place de « l’ humain »
dans ce contexte sans apercevoir moult contradictions nourries par de nombreux
paradoxes. On observe une résistance politique et sociale depuis l’émiettement
des tâches et l’émergence de nouveaux chaos dont le sujet et problème sont
l’humain matériellement coûtant. Avec une grande efficacité dans la sélection
de l’individu, l’IA entraîne avec méthode leur insertion ou leur exclusion.
Déjà en place, elle ne modifie malheureusement pas l’intelligence de
« l’homme » bien plus vulnérable dans sa manière de penser.
Parallèlement à la bioéthique et les débats actuels sur différents aspects de
la recherche organique et physique, les comportements et l’analyse des modes
accélèrent peut-être le processus de négation et d’abnégation vers une forme
d’autodestruction, sur la ligne, vers un point de rupture historiquement
entamé. Des algorithmes peuvent prévoir et même estimer la présupposition des
moments négatifs sur des cycles, appréhendant les réflexes des marchés… Voir
des sociétés. Mais les progrès sans doute prometteur restent en parallèle d’une
notion matérielle.
lundi 17 septembre 2018
Ten Years After
Il n’y a pas de leçon à tirer 10 ans après la chute de
Lehmann Brother touché par la crise des subprimes et sacrifié
sur le champ des grandes banques mondiales. La crise du crédit s’est résorbée
en injectant du crédit, et les produits titrisés, affectés et rachetés selon le
montant du ratio dont disposent les systèmes de régulation et de stabilité.
Ainsi appelés les « bad-bank » ,ayant englouties ses produits
toxiques au nom et sous la supervision des grandes banques centrales, ses
produits se retrouvent investis à un niveau de rendements faibles. 10 ans après
la crise des subprimes, le système financier et l’organisation économique
restent sur le même cycle. Un nouveau krach serait-il à venir ? Une
nouvelle crise monétaire touchant les États pourrait-elle subvenir reproduisant
une onde de choc violente sur les marchés ? Pour consolider les banques,
les fonds propres de celles-ci ont été relevés et même multipliés mais les
leviers restent vertigineux. Les banques centrales n’ont donc pas fini
d’éponger, 10 ans après la crise dite des subprimes et les
régulations misent en place, elles ne peuvent masquer des équilibres fragiles
et un endettement important qui mettra longtemps à se résorber au rythme de
l’inflation et d’une hypothétique croissance. Rien ne sert de leçon si l’on
observe l’histoire et les reflex de l’opinion et des nations. Sur le vieux
continent, cela se traduit par un risque politique alors qu’outre-Atlantique,
le pouvoir ne fait plus dans la nuance et relance des programmes agressifs
selon des traditions libertariennes aux États-Unis. Non, n’en déplaise à
certains, rien n’est maîtrisé et, au-delà des prévisions et des
présuppositions, à court terme, le temps de l’action est réduit.
jeudi 23 août 2018
Peut-être fous
Dans une ville un
pays un monde où des jeunes gens aux comportements suicidaires se droguent,
ainsi que d’autres plus vieux touchés par l’alcoolisme meurent dans
l’indifférence, dans l'ivresse de la vitesse, la violence des rapports, non pas bercés par les
idéaux mais bernés. Une zone bétonnée et quadrillée par des murs et des
propriétaires qui transpirent la peur, la crainte de l’autre et l’angoisse
d’être spoliés. Des regards de mépris et de haine nous traversent, jusqu’à la
gestuelle apparence qui dérange traversé souvent par l’arrogance et la
turbulence d’une jeunesse en émois. Laquelle des attitudes adopter, quel
comportement véhiculer pour être accepté sur les strates de l’activité ou
seulement considéré dans les décisions communes ? On apprend en
collectivité, le chacun pour soit ! Le désir de tuer parfois ou de
« tirer dans le tas », n’en parlons même pas. Silence à tous les
étages, un horizon bouché, un avenir impossible ainsi qu’un animé qui joue la
partition de l’humanité,… Travailler ! Être quelqu’un, exister à quel
prix ?… Aigrie, désabusée, la horde déborde au cri de « sauve qui
peut ». Dans les centres urbains, l’art et la poésie ne s’inscrivent ni dans
les salons, ni mêmes sur les émissions ou au-delà de la performance d’une expo.
« Peut-être fous » est une affirmation, ce n’est pas une pensée, non
plus une philosophie, en résumant un sentiment conscient, ce slogan place
l’individu au cœur de ce qui est ou de ce qui n’est pas. « Peut-être
fous » n’est pas un mot d’ordre mais un désordre, non pas organisé mais
spontané. Celui qui ne correspond pas aux critères et pense de travers sera
dématérialisé dans les limbes de la précarité jusqu’à accepter le constat.
Lucide dans le bouleversement à venir de la société et de l’art, une identité
en quête de sens sur la balance. « Peut-être fou » !
Bien des auteurs ont décrit la folie. Avec un père Général
en Espagne dans l’armée napoléonienne, V. Hugo, s’il n’était pas devenu
écrivain, serait-il tombé dans la folie ainsi que son frère ? GWF
Hegel, lui, pensait qu’il n’était pas possible de décrire la politique dans un
asile d’aliénés et F. Holderlin, un de ses contemporains, sombra dans cette
déchéance psychique. G. de Nerval, A. Artaud, autant d’auteurs brillants qui
perdirent la raison.
La guerre a rendu bien des hommes fous. La guerre dans
toutes ses horreurs, sociale, stratégique, nourrie de victimes prises dans une
lutte toujours incertaine. Sur tous les fronts, intellectuels, spirituels,
culturels, est-ce une déconstruction programmée ou de la propagande
déguisé… ? Le tag en flag ou la schlag ! Un
message « peut-être… » pour nous rendre incertain dans ce flou,… Un
peu « … fous ».
lundi 13 août 2018
La parole ne se libère pas mais l'esprit change
Le jargon, la langue se sont appauvris avec les réseaux
numériques et la publicité à grande échelle. L’intimité décryptée est
vulgarisée, affichée, véhiculée par flux constant sur des réseaux où l’acteur
n’est plus en mesure de s’exprimer mais de reproduire des désirs et le plaisir
de participer au spectacle sans conscience de ses propres moyens. Influencées
par une idéologie ou une autre qui s’opposent, des conversations toutes faites,
des mots connotés, des opinions hypocrite, violente, non construites se
diffusent et répandent malheureusement une détestable ambiance. Des échanges
actuels et modernes dans lesquelles la recherche de la vérité, l’observation de
la réalité, ne sont pas la priorité. Dans un dialogue, l’intervenant souhaite
naturellement et avant tout avoir raison de fait et dominer toute réflexion
critique. La parole n’a par ailleurs qu’une seule valeur « si cela
paye !». Le mensonge utilisé pour aboutir n’est pas seulement une arme
mais un moyen. De son côté, la raison peut voyager, découvrir, mais reste
limitée au sein d’une culture qui s’abaisse au rang des plus nombreux et qui
exalte les comportements primaires dont les plaisirs sensuels sont perçus comme
des marchandises accessibles. Quelles positions prendre, face à l’exposition et
l’éducation des plus jeunes, vulnérable par naissance ? Une dialectique
objective serait-elle celle du changement ou du retour aux principes ?
Contredire les us et coutume ne suffit pas pour progresser. Les dires négatifs
sont, toujours plus simple à saisir et à transmettre, qu’une conversation
positive et radicalement constructive. Se plier à l’autorité subjective de
l’interlocuteur, se soumettre au diktat du shéma critique n’est pas acquit par
tous. Ainsi, avec des mots et des paroles sans valeurs, ayant perdu, sur le
fil, la subtilité au profit de préjugé, interpréter l’autre, traduire le
contenu de sa pensée, dans le discours, n’est pas chose aisé. Plus facile est, de
ne rien comprendre d’une culture et d’un jargon hors temps. L’idéal de la
« Liberté » réclame une certaine frustration et une auto-censure qui,
si elle souhaite contredire le terrorisme intellectuel toujours plus
envahissant, se doit de contrecarrer l’ignorance.
samedi 28 juillet 2018
Une redéfinition du travail en temps de crise
Le travail étant générique et indispensable, dans les
domaines de l’ontologie, sur l’anthologie des forces productives, dans
l’immédiateté, il s’agirait pour l’inactif de se projeter, sans cap dans les
répertoires de l’activité avec l’environnement extrinsèque comme source
d’inspiration. La question du « non-travail » se pose à la
recherche du déséquilibre initial, sans même l’esprit occupé ou une pensée
concentré sur un objet. Dans l’univers de l’humanité, le « rien
faire » n’est en rien possible sans la perte de repère. Qui aura le choix
entre la domination, la servitude et le crime ? Des gestes, des relations
extrinsèques sont observés et ressentis intrinsèquement et restent sans échange
mais isolés et dans l’incapacité de dépasser un rapport indispensable à
l’émancipation et au devenir bien qu’isolé par une condition associale,
annormale de non-être et de non-activité. Le rêve d’un travail accompli, d’une
journée bien remplie et un repos mérité n’est pas donné au chômeur dont la
tâche première est de se demander « pourquoi ? et
« comment ? ».
À l’heure de la récession et du socialisme, dans les années
1980 en France, la crise prit un tour nouveau. À grand renfort de publicité,
les cyniques firent la caricature du plus grave de la pauvreté et du chômage.
Outre l’invitation faite aux demandeurs d’emploi de s’exporter, bon nombre
allait s’exiler pour de bon. Même les plus vulnérables étaient touchés par tout
le sel déversé par de grands comiques ou des journaux satiriques. La crise
devint donc, la matière première pour une grande partie de la population ainsi
que pour la classe politique. Ainsi, pour les licenciés, les inactifs, il
s’agissait de redéfinir le travail et l’emploi. Les formations fleurirent pour
devenir très rentables au service d’actifs flexibles touchés par la précarité
du travail. Les formations les plus onéreuses étaient, bien entendu, réservées
aux plus en pointe avant de devenir, au rythme de la révolution technologique,
bon marché puis obsolètes. Passons la pauvreté d’une époque, d’un État décalé
ou de son ministère face aux contradictions de cette période, la promotion des
formations et les aides pour la création d’entreprise ont infléchi la courbe
des demandeurs d’emploi en 1987 en pleine récession. Actuellement stagnants
autour des 10% d’actifs, les chiffres du chômage sont ascendants en moyenne
jusqu’à nos jours. Après la mode, pour les mieux indemnisés, de créer une
activité, avec le statut de micro-entrepreneur, le travailleur devient, comme
un sans terre, servile et corvéable. Parallèlement, l’État s’emploie
financièrement à soutenir les grandes entreprises sous prétexte d’éviter les
plans de licenciements régulièrement mis en jeu et la caisse de sécurité
sociale. Malgré de belles théories sur le travail, les syndicats sont de moins
en moins dans la mesure de revaloriser l’activité. Au-delà de l’humanisme, du
bénévolat et de la solidarité, l’emploi et, de même, le rapport social dans sa
représentation culturelle, sont devenus plus violent laissant toute notion de
partage ou d’entraide de côté et faisant place à une concurrence animale.
Ainsi, le prolétariat n’a plus le statut de classe montante. Ne reste que des
rapports de force déstructurés sans contre-pouvoir face à la réal-économie. Le
ressentiment des classes laborieuses les plus touchées se communique par
l’exacerbation avant la résignation devant le spectacle désolant de ceux qui
ont le plus profité d’un système sur lequel il ne suffit pas de surfer, mais de
survivre.
Avec une génération de « spécialisés » dont la
formation n’est plus adaptée, de nombreux chômeurs sont freinés par des
spécialisations trop précises pour des métiers moins valorisant qui ne sont
plus à leur porté. Le temps passé, les quinquagénaires qui ne se sont pas
reconvertis ou insérés dans une carrière protégée par leurs statuts plongent
dans un chômage de longue durée vers une retraite précarisée par un manque de
cotisations et viennent maintenir les rangs de la pauvreté à des niveaux
élevés. Vers une société du « non-travail » définit par J. Rifkin
dans les années 1980, dans laquelle la fracture sociale et le maintien
d’allocations sont déjà des faits jusqu’aujourd’hui.
B. Lavilliers le chantait dans « les mains d’or ». Lorsqu’il n’y a plus de mouvement, il est difficile d’exister. Alors exclut, perdu dans l’oubli, continue d’éclairer l’activité.
B. Lavilliers le chantait dans « les mains d’or ». Lorsqu’il n’y a plus de mouvement, il est difficile d’exister. Alors exclut, perdu dans l’oubli, continue d’éclairer l’activité.
vendredi 13 juillet 2018
Brexit, un choix anglais...
Outre la séparation sentimentale, le Brexit ouvre une
question cruciale sur l’avenir de la finance européenne et mondiale. Selon une
déréglementation entamée et des systèmes de sécurité entre marchés US et le
continent européen, les flux transatlantiques sont historiquement situés via le
RU et bien que le London Stock Exchange fut sur l’Euronext, la finance
se nourrit d’un marché stressé au delà de MIFIDII. Le trading des grandes
banques internationales est un secteur sensible à fort rendement dont les
pertes peuvent signer un exercice, le segment du trading haute
fréquence étend le plus rentable avec une volatilité d’actualité. Les
plates-formes du High Yield abreuvent la finance européenne par
des transmissions plus rapides de NY à Londres. Le marché immobilier peut bien
spéculer sur les bureaux à Francfort ou Paris, la notion de transfert de
données est à garder à l’esprit. Les montants gérés sur la place de Londres et
sa situation mondiale sont un poids essentiel à une vision claire d’une
actualité mise en balance par de nouvelles donnes économiques alors qu’il
s’agirait de consolider le secteur bancaire. La BCE communique peu sur le Brexit. L’UE joue à
l’autruche. Peut-elle se contenter d’un marché perfusé et fermer les yeux sur le
choix anglais ? Les banques européennes peuvent-elle, aujourd’hui, se
passer des informations en temps réelle, à la minute et profiter encore un peu
des transactions et des opportunités, lesquelles nourrissent jusqu’à présent
les marchés au sein de l’Union ? Si Londres partageait diverses connexions
avec ses voisins, l’insulaire et malgré tout bien isolé par une sortie qui a
nettement obscurci l’avenir. Pour le secteur bancaire européen, la question
est, pour le moment, comment absorber le choc du Brexit conjugué avec
l’America first de D. Trump ? L’UK devra choisir entre des relations
privilégiées avec les USA ou le débouché du commerce européen. Outre la
territorialité et les frontières, notamment au Nord de l’Irlande, Londres reste
une place financière câblée qu’il serait de bon ton de ménager.
samedi 23 juin 2018
Une nouvelle donne sur l’échiquier mondial
vendredi 17 novembre 2017
Tu avais la veste d'un clown. Maintenant tu as le manteau!
Fut un temps où nous pouvions
rencontrer les membres de Charlie Hebdo, demander des dédicaces, des
autographes ou partager quelques dessins.
Cabu, Tignous et toute l’équipe, étaient tous d’une gentillesse et
d’une simplicité accueillante :
Cavanna grognait et Cabu riait…
À l’évidence, certains des détracteurs de Charlie rétorquent qu’il y
avait au fond une complaisance certaine à rire de tout, et particulièrement de
la « bêtise » en général que Charlie Hebdo dénonçait. Qui crucifiera
Tignous ou Cabu sur de nouvelles icônes avec l’œil généreux de ceux qui sont
morts pour rien ? Peut-être cette unité Nationale dans l’émotion et la
douleur, main dans la main avec la prétention de croire, au gré de la satire,
du cynisme émanant d’une revue de presse bête et méchante, aux polémiques
faisant le buzz.
Charlie, comme un serpent, bousculait les conventions, militant pour le
droit à l’expression jusqu’en dessous de la ceinture. Depuis longtemps Charlie
Hebdo n’était plus subversif mais le relais constant d’une pensée provocatrice…
Fût-elle de Gauche ! Par ailleurs, son côté pornographe, sale, trop humain
dans lequel se complait son lectorat est surtout, la vitrine de l’absurde et du
clownesque illustrant la dénonciation de scandales récurant.
L’équipe de Charlie est partie, saluée par le glas comme les condamnés
d’une société en guerre, victimes co-latérales du conflit au Moyen-Orient,
victimes, eux aussi, de la barbarie. Est-ce suicidaire de choisir la Liberté et
le rire ? Dans un monde perturbé, Charlie avait choisi la dérision jusqu’à
l’abstraction de sa propre sécurité qui semblait garantie par le droit.
En France, un symbole est tombé qui montre encore l’absurdité de la
guerre.
Charlie
préférait rire de tout et il suffisait de rencontrer Cabu sourire pour
comprendre qu’il était un grand enfant, aimant faire des blagues. Jusqu’à ce
jour tragique ou la blague a mal tourné.lundi 13 novembre 2017
A l'ouest et sur orbite
Les cryto-monnaies s’imposent et le Bitcoin comme référence la
plus indépendante sur ce marché explose. Cette monnaie, en partie de la valeur
initiale, devenue virtuelle, en orbite est au-delà des aléas dans les échanges
de devises. Elle participe de l’échange en toute autonomie et cela même,
semblerait-il, en cas de risques majeurs qui influenceraient la décomposition
des Etats. Entendu aujourd’hui, que le Bitcoin, au regard du développement
économique dans les Fintech et de la spéculation autour de ce marché atteint une
valeur intrinsèque largement surévaluée. Atteignant des records qui pourraient
dans un temps de correction être réévalué, la crypto-monnaie et
particulièrement le Bitcoin, le long d’une période de moyen terme restent et
deviennent de plus en plus des monnaie incontournables qui rentreront dans le
panier des valeurs moyennes de placement et d’investissement sûr d’être matérialisé à l’international,
autant qu’un timbre postal au début du XXe siècle sans la contrainte et la
manipulation de devise.
vendredi 29 septembre 2017
Qui veut la patate chaude ?
Favoriser l’investissement financier importe au politique dans
l’espoir de rendements, en fluidifiant l’épargne. Le long d’une période, en
zone euro, de taux bas, avec l’objectif d’une diminution de rachat d’actifs par
la banque centrale, l’action du gouvernement est courageuse, en zone risquée.
Prévoyant que sans doute, les taux vont remonter, avec l’ultime
espoir d’une inflation, selon les critères de Maastrich, alors que la France ne
respecte plus, depuis longtemps, les règles en matière de déficit et maîtrise
tant bien que mal ses dépenses.
Avant Socrate déjà, les penseurs observaient que ce qui était
ascendant finissait par descendre. On remarquera que cela fonctionne dans
l’autre sens. Nullement besoin d’être un génie pour saisir cette réalité.
Les ratios des grandes banques européennes, malgré une décennie
de QE (rachat d’actifs) sont toujours soumis à tension. Parallèlement, les
recommandations de Bâle s’adaptent comme les « stress tests »
évoluent pour ne pas entraîner une crise systémique, « Too big for
fail ». L’Europe généreuse fait place aux nationalismes les plus ou moins
exacerbés qui mêlent l’ignorance et les peurs devant un fait que dans leur
quotidien peu de gens réalisent malgré les efforts important que leur réclame
la stabilité d’un système sous pression. À chaque instant, se joue l’équilibre de
la paix, en Europe. Alors que les contestations fusent de tous les côtés. Que
la lutte et la résistance des peuples est accompagné des chants de l’apocalypse
dans les combats singuliers de la représentation parlementaire. Le gouvernement
français tient bon et semble chercher les compromis, sans complaisance, mais
avec le souci de laisser à la France et à l’Europe, la chance d’un avenir dans
un environnement hostile où le pire serait peut-être le défaitisme.
jeudi 21 septembre 2017
L. Andreiev : Le rire rouge
Léonide ANDREIEV
LE RIRE ROUGENon, je ne comprends pas la guerre, et je suis appelé à devenir fou, comme mon frère, comme des milliers de gens raménés de là-bas. Cela ne me fait pas peur. LA perte de la raison me semble aussi honorable que la mort d’une sentinelle à son poste. Mais l’attente, mais cette approche lente et infaillible de la folie, ce sentiment de quelque chose d’énorme qui tombe dans un abîme, c’est là une douleur insupportable pour la pensée. Mon coeur s’est engourdi, il est mort ; il n’y a plus de nouvelle vie pour lui ; seulement, ma pensée est encore vivante ; elle lutte encore, elle qui a été forte comme Samson et qui maintenant est faible et sans défense, pareille à un enfant ; elle me fait pitié, ma pauvre pensée. Par moments je ne puis plus supporter la torture de ce joug d’airin, qui accable mon cerveau ; j’ai envie de courir dans la rue sur la place, là où il y a des hommes, et de crier : - Cessez immédiatement la guerre, sinon…
Sinon, quoi ? Y a-t-il donc des mots qui pourraient les faire revenir à la raison ? Des mots auxquels on ne pourrait répondre par d’autres plus forts, par des mots trompeurs mais san réplique ? Faut-il se mettre à genoux devant les gens et pleurer ? Mais des centaines de milliers de créatures pleurent, et qu’en résulte-t-il ? Faut-il se tuer aux yeux de tous ? Se tuer ? Des milliers de soldats meurent journellement et qu’y a-t-il de changé ?
Lorsque je sens ainsi mon impuissance, une rage m’envahit, la rage de cette guerre, que je hais. Comme le docteur, je voudrais pouvoir incendier les maisons de ceux qui demandent la guerre, brûler leurs trésors, leurs femmes, leurs enfants ; j’aimerais empoisonner l’eau qu’ils boivent, faire sortir tous les morts de leur tombe et jeter ces cadavres dans leurs demeures impures, sur leurs couches. Qu’ils couchent avec eux comme avec leurs femmes ou avec leur maîtresses !
Oh ! si j’étais le diable ! toute l’horreur que respire l’enfer, je le répandrais sur la terre ; je serais le maître de leurs rêves et, quand, le sourire aux lèvres, ils feraient le signe de la croix sur leurs enfants, je me desserais devant eux, tout noir !... Oui, je dois devenir fou, mais que cela arrive vite, plus vite !...
L. Andreiev (1871-1919) sera par la force des choses et
pour nourrir sa famille avocat et juriste. Il payera après 1905 ses amitiés
dans les milieux universitaires par de l’enfermement dans les prisons tzariste.
Dans son œuvre pourtant, aucun militantisme, aucun engagement sinon un réalisme
sous pression, figé comme la campagne en hiver et des hommes pris dans les
tourments de la vie ayant pour esprit, l’âme d’écorchés comme leur observateur
lui-même témoin d’une existence difficile. L. Andreiev n’est pas un
révolutionnaire. Il pose et peint, dépeint des situations sociales et des
conditions historiques en tant qu’humain. Sa trace comme son empreinte sur la
glace est la preuve d’une époque plus que toute étude sociologique ou
politique. Inclassable, il est sans
doute malsain de ne retenir que son engagement pour la sociale démocratie.
Engagées, durant une courte période, les prestations militantes de l’auteur
furent guidées par des amitiés dans les cercles politiques ayant utilisées les
sympathies de l’écrivain mais surtout le succès que celui-ci en tant que
feuilletoniste avait auprès d’un large public et une notoriété de son vivant
qui ne peut-être remise en question. Très vite déçu par la révolution de 1917,
L. Andreiev prendra du recul avec ses anciens camarades et c’est isolé que celui-ci
mourra en 1919.
vendredi 25 août 2017
Brûlez nos églises… Nous construirons des mosquées
L’arrogance d’une frange embourgeoisée d’occident, sa
représentation décadente, précieuse, efféminée, prétentieuse et fétichiste
prône « des rapports libres ». C’est peu dire s’il est, somme toute
détestable, de s’attarder sur le comportement de l’espèce, excitée et polluée,
conditionnée par le « lien social » se résumant au désir et au
plaisir de la consommation, sans égard pour la pensée, la liberté ou bien
d’autres concepts inversés, bien moins important pour l’émancipation de
l’individu.
Mettre de l’ordre dans la culture et éviter les dérives serait
sans doute pire, dirait certains.
Dans les lieux abandonnés, dans les déserts de solitudes, sur
les ruines, nous construisons et défendons les valeurs de morale, d’éthique et
de vérité. Nos murs sont de prières et de louanges. Sur les cycles de la
destruction, de l’ignorance et du laissé faire, au risque du pire, sur le
chemin des ombres, des mythes en pleine lumière, nous bâtissons, à chaque
instant, sur l’ivraie, des chapelles en verre, aux reflets d’argent.
Sans retenues ni vertus, oeuvrant à reproduire l’acte de
sauvegarde, usant du vice déposé sur l’autel de la crédulité, l’ultime
expérience de l’interdit et des passions originelles, la pornographie et la
guerre, dans les bains de la liberté, la sensualité économique ou
géostratégique en friction par la ritualisation de la machine qui rythment
notre éduction collective.
L’avenir est entre les mains d’un système dégénéré, pour des
raisons écologiques et économiques, qui décidera de la nature et du miracle de
la vie.
Obscénité et vulgarité camouflées selon la norme, les non dits,
l’hypocrisie, les fausses confidences et silences dressent le décor d’un
spectacle en sous-mains.
Nous ne dénonçons pas le matraquage permanent de publicités, de
réflexions injurieuses et de débats obsolètes qui annihilent les nôtres avant
de les broyer dans les couloirs du Droit. Nous exigerons des explications sur
l’état de notre condition et l’avenir de nos intuitions.
(De sur la cristallisation de la révolte dans le
sous-prolétariat et sa classe dangereuse)
mardi 11 juillet 2017
De la tribune à la consécration de l’Histoire
Pour S. Veil, l’avortement n’était pas un droit. La liberté,
le droit, pour S. Veil n’étaient pas choses futiles ou superflues et
l’émancipation, le droit, la liberté étaient des enjeux d’éducations ;
Savoir faire des choix raisonnables, en être responsable dans le cercle d’une
société souvent représenté par la publicité et le commerce d’un droit à
l’ignorance, ou même au centre de la famille en restant respectueux de la
morale et des coutumes. La famille et l’éducation en contrepoids au harcèlement
idéologique de certaines visions de l’économie et de la politique. Le planning
familiale est un outil, non pas la promotion des moyens de contraception mais
globalement pour réduire le nombre d’enfants des rues, des orphelins qui au
cœur de la pauvreté deviennent un problème sanitaire pour la société.
Courageuse, volontaire et faisant preuve d’abnégation, S.
Veil a défendu cette loi de dépénalisation alors que soufflait un vent de
contestation et de revendication en République.
Mais
alors pourquoi le Panthéon, au-delà des modes et de la communication ?
Pour avoir fait son devoir d’élue… ? Pour la liberté représenté de cette
loi et le droit des femmes … ? Rescapé des camps et déporté, S. Veil
avait bien conscience de la misère et de la condition humaine et en gardant une
attitude rigide et sévère, douée d’une compassion certaine mais en aucun cas de
compromission ou de complaisance, elle restera dans le cœur d’une France
certaine de ses valeurs comme d’un bien commun. vendredi 30 juin 2017
Le 2 juillet 2016, il y a un an, M. Rocard disparaissait
De sa
sympathie pour les Lips, il avait A. Pannekoek comme un de ses maîtres à penser
lui-même astrophysicien comme son père. Amateur de seconde division, de
souliers bien soignées, de belles filles et de voitures de sport, durant ses études,
il travailla en partie sur la redéfinition du travail en temps de crise sans
omettre un chapitre sur la gestion des pertes. Avec des gestes un peu fous, il
vivait la réforme en visionnaire opposé aux conceptions traditionnelles de
l’appareil. Il discuta la mise en place d’un revenu minimum tout en commandant
son organisation avec brio préfigurant les idées actuelles d’une frange de la
gauche traditionnelle. C’était un homme simple, un peu raté dans la pluralité
et face aux « familles » politiques, gardiennes des coutumes
républicaines héritées de la vieille bourgeoisie. Il est resté un des rares
dont l’action donnait un sens à la politique. Malgré cela M. Rocard restait
humble et dévoué, au service des autres et d’une idée qu’il avait de la justice
et de l’équilibre. Avec beaucoup de respect, il se pliait à sa manière à
l’étiquette donnant à celle-ci une spontanéité particulière du fait de sa
posture et de son attitude assumant sa position avec la volonté de progresser.
Mal compris d’une certaine fange populaire, il laisse l’image d’un homme
moderne… D’un homme en son temps.
vendredi 23 juin 2017
Art : Une industrie de la spéculation
Sur l’évolution conjoncturelle de l’esthétisme et du beau,
est-il regrettable de passer du geste qui reproduisait avec sensibilité et
intuition le monde, à un monde industriel sans geste, sinon mécanique, hors du
monde, sans émotion mais consensuel, ayant placé, sur le mécanisme de la
spéculation financière des objets publicitaires et reproductibles représentant
le monde des arts et du design ? Par synthèse, l’art élimine l’humain au
profit de la machine. Le subjectif s’inscrit et est intégré comme la technique
au profit du capital prenant part à la production constante et la reproduction
continue de sa représentation publicitaire.
Avec J. Koons, nous fracturons un peu plus et élargissons l’écart de la relation entre l’industrie et l’homme. Ainsi déjà au 18e les arts devaient se plier aux dogmes de l’Etat et de la religion. M. Duchamp au siècle dernier ne présupposait-il pas, déjà sur ce mouvement en signant un bidet qui prenait ainsi de la valeur ? Bien entendu il y a l’anticonformisme, tandis que, lorsque celui-ci devient la norme, le sujet est finalement absorbé et déconstruit de sa revendication première.
Avec J. Koons, nous fracturons un peu plus et élargissons l’écart de la relation entre l’industrie et l’homme. Ainsi déjà au 18e les arts devaient se plier aux dogmes de l’Etat et de la religion. M. Duchamp au siècle dernier ne présupposait-il pas, déjà sur ce mouvement en signant un bidet qui prenait ainsi de la valeur ? Bien entendu il y a l’anticonformisme, tandis que, lorsque celui-ci devient la norme, le sujet est finalement absorbé et déconstruit de sa revendication première.
vendredi 20 janvier 2017
Tout est permit sauf de perdre...!
En 2008, suite aux montages financiers nés de la déréglementation
s’appuyant sur le crédit et le marché des dérivés, le monde subissait une crise financière dite des subprimes. Le risque d’un déséquilibre majeur conduisit les Etats dans des plans de sauvetage et les banques
centrales ont alors acheté en masse des produits (des classes d’actifs dit
toxiques) assis sur la base d’une économie bien réelle et assortie, revalorisée
(ou dévalorisé) par le crédit et ses dérivés garantis par des assurances, elles
mêmes assurées, réinvesties et réassurées. Le secteur de la finance qui était
celui qui produisait le plus de croissance depuis des décennies allait devenir
la bête noire et les Etats appuyés sur les banques centrales allaient tout
faire pour éviter la faillite du système bancaire.
A grands renforts de rachat (QE successifs) de créance et de baisse des
taux, le long des cycles de Bâle, la BCE, en quelques années allait créer le
MES (Mécanisme Européen de Stabilité), travailler à l’Union Bancaire et évaluer
la stabilité des banques et leur ratio de solvabilité à travers différents stress
tests.
Alors que le chômage baissait et que la croissance revenait aux USA,
une partie de l’Europe, en perte de confiance allait s’enfoncer dans
la crise de la dette et par les dégradations successives des
notes de plusieurs Etats de la Zone Euro entraînant le sauvetage de plusieurs
pays dont le plus spectaculaire fut accommodé d’un plan drastique d’austérité en Grèce. Dernière
réponse des banques centrales (FED et BCE), des taux de rendements négatifs
pour relancer le crédit, la consommation, favoriser la stabilité des ratio de
fonds propre tout en cherchant un peu d’inflation.
Malgré une baisse
des taux sans précédent, des budgets en restriction, la relance n’est pas au
RDV. Dans ce contexte, de resserrement budgétaire, de crise sanitaire
en Grèce et le ralentissement de la croissance conjugué par le populisme flagrant au sein d'Etats comme les USA ou l'UK, une
dévaluation de la monnaie unique pourrait résoudre en partie le prix de
la dette mais avec le risque d’une escalade à terme de l’inflation, une hausse des
prix à la consommation et une paupérisation croissantes … On se défend pourtant
d’être pessimiste et restons sceptique. Aucune conclusion ne peut être avancée
et seule l’Histoire pourra interpréter et juger ce que l’avenir nous dira.lundi 9 janvier 2017
mardi 12 juillet 2016
jeudi 26 mai 2016
"En mon pays suis en terre lointaine" F. Villon
L'identité, c'est peut-être, n'être personne. Se sentir étranger dans son pays. Être Français, ce n'est pas être bon ou mauvais. Être est une idée, celle d'un corps voir d'un territoire, d'un voyage dans lesquels situer physiquement la pensée de son État. Être c'est aussi défendre sa peau et payer le prix avec ou sans intérêt de son droit d'exister, accepté par le nombre, exclut ou intégré, de gré ou de force. Être quelqu'un, être humain, ce n'est pas être français. Être c'est accepter dignement de vivre et crever comme un chien!
(Modeste contribution au débat national sur l'identité en France)
(Modeste contribution au débat national sur l'identité en France)
lundi 9 mai 2016
"Tais toi, sinon on te remet avec les autres cheveux" (L. Carroll)
Comme un cris de désespoir étouffé, un manque d’air et d’espace sur la limite d’une tolérance en dessous de zéro, sans espoir et condamné, interdit,… Sale ! L’un appel à dénoncer, l’autre souhaite combattre les incivilités, frapper les fous, « kill the poet », punir encore comme si la peine n’était pas assez lourde à porter.
Contestation muselée, autorité… Faire attention et garder son uniforme soigné puis prendre des gants, blanc pour hisser le début d’une pensée et avoir l’idée de saluer. La tête prête à exploser.
7 click avant ou après ?… Le premier ?!
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