lundi 7 août 2017

Arrête ton char... Bidasse !


Pensez-vous, à travers des feuilles bien pensantes, même libertaires en connivence ou non avec le pouvoir, qui remplissent certains kiosques, retisser du lien avec ce que les marxistes nomment le sous-prolétariat ? Le lumpen-prolétaire n’a que faire des discussions et débats des ONG ou des associations dans les salons confortable des élites universitaires. Même la pensée, la plus radicalement à gauche, bridée par l’auto-censure et la censure d’un pays en guerre, ne peut prétendre, avec le fonds de commerce de la misère et de l’injustice, apporter un sens à l’Histoire.
Les réfugiés, l’insalubrité de la pauvreté, les déportés au-delà des cités, des quartiers appelés ainsi que vous le souhaitez, cachés, méprisés avec un dégoût qui sert la narine et obstrue la gorge. Cachée, cette population en mutation, en coulisse, formera au sein de cette « society’s » les armées révolutionnaires pour demain. Les plus honnêtes rejette la faute à quelques grands patrons, à l’Etat ou à des intérêts qui nous échappent. La nature, peut-être ainsi faites, et le progrès que l’on nous présente, avec sciences et techniques, n’est que les restes de la « kulturindustrie » au prix de l’objet et de son inflation, mais loin de l’humain. En grattant un peu, on peut observer le fossé vertigineux et la différence avec ce qui fait la masse précaire au service du travail. Encor faut-il cesser de s’auto-satisfaire individuellement le long de congratulations qui n’en finissent pas de mentir ouvertement sur la qualité du produit.
Pourquoi ne pas se poser les bonnes questions, en pleine contradiction !? La raison s’oppose et nous-même, dans ce chao, résistant et luttant quotidiennement pour notre présent, sommes entraînés par le mouvement lâchant prise bien que lucide d’un impossible.

mercredi 2 août 2017

Isengrin n’a plus la côte !


La France devrait, cette année, effectuer un prélèvement de 40 loups… Derrière ses termes propres et techniques, il s’agit d’autoriser l’abattage de plusieurs dizaines d’animaux au profit d’éleveurs inquiets pour leurs troupeaux.
Ce canidé, illustre ancêtre de nos plus fidèles compagnons, à l’état sauvage n’a donc aucun droit de prélever, lui aussi, une brebis ou une chèvre afin d’assurer sa présence sur des terres communales qui seraient réservées aux éleveurs. Le pays aux 100 fromages ne voudrait pas perdre une appellation de montagne au prix d’une bête dévorée par le loup et jusqu’à présent indemnisée par l’Etat. Quelle économie… !?La chèvre de Mr Seguin aura gagné et celui-ci revendique à son compte l’espace jusqu’aux sommets.Comptabilité faite, les scientifiques, les pouvoirs publics s’approprient le droit de soigner le travail au bénéfice de la diversité en matière de fromages et du bien être d’artistes confortables qui, une paille au coin de la bouche, souhaitent respirer le bon air de la reconversion après une carrière dans la finance ou la publicité.Le calcul est simple : La tranquillité des bergers, parce qu’ils le valent bien et l’élimination d’une quarantaine de loups qui n’auront pas leur boîte de Ron-Ron.Du meneur de loups, aux contes et légendes en passant par la fondation de Rome, l’homme a toujours vécut près de cet animal charismatique. Certains voudraient s’en débarrasser, sans respect, sans cérémonie, sans même se soucier de notre Histoire et de nos origines. Malheureusement l’opinion a bien d’autres préoccupations et l’opposition bien des sujets de controverse. Peut-être que le Ministre de l’Ecologie et du développement, qui a construit sa notoriété à travers des reportages sur la nature sauvage donnée en spectacle pour émouvoir le public, pourrait fournir la traduction du message et nous dire ce qu’il faudrait penser de l’engagement de la France en matière de biodiversité alors que celle-ci participe du leadership en ce qui concerne la protection de l’environnement.Les éleveurs, eux, n’ont plus à partager l’espace et le risque. Leur métier devient une activité de loisir…

vendredi 28 juillet 2017

Et "Maintenant" !


Le crépuscule des idoles, ou comment le pays à dit non, pour le changement. Le peuple d’un côté, les électeurs de l’autre on choisit le cap à penser. Le prix de la liberté n’est ni celui du sang, ni celui de l’argent. Face vs face les productivistes, aux guêtres soignées et le défaut comme il faut. Les forces vives de la nation en action. Contre le chao, de raison, résistant à l’injonction de la mondialisation, ajustant des déficits de toutes parts dans les consciences ordinaires qui se dressent ainsi qu’un ratio, un micro, pour affirmer sa volonté d’exister. L’un dira qu’ils savent choisir, le suivant, peut-être avant, nous dit que le peuple est sage. Résultera sans doute le sens positif de l’histoire sans vouloir donner dans le matérialisme.

En élisant D. Trump, les citoyens des Etats-Unis d’Amérique ont-ils été raisonnable ?  En Approuvant le Brexit, les Anglais ont-ils était pragmatique ?

Certains fêteront la victoire et d’autres la défaite. Mais le consensus et la paix sociales sont bien entamés alors que la rupture se fait plus franche. Le salariat en voix de disparition lutte dans un combat déjà perdu, avec l’air de croire que les syndicats amortissent les effets néfastes de la libéralisation du marché du travail, alors que les icônes de la gauche comme de la démocratie chrétienne ne sont plus qu’une vague idée d’une société de droit. Déjà des militaires patrouillent en France. Dans toutes les villes, une présence armée de la police veille assidûment sur les libertés de chacun à manifester son mécontentement ou l’opposition d’une frange des travailleurs face à la dégradation du quotidien ou des conditions de travail. 1848 puis 1968, bientôt 2018 alors que les cycles rythmés de la révolution et du changement au sein même des républiques européennes nous rappelle l’histoire des luttes sociales. La réaction qui fit naître des Bonapartes le long du 19e siècle pour s’achever en 1870 par la défaite à Sedan nous rappelle étrangement le présent à venir.

"Maintenant" et depuis longtemps, la démocratie n'est que l'alibi de la république bourgeoise et des petits propriétaires. Il n'y a plus de communisme car ses représentants ne sont que les gardes chiourme de la société du travail et du capital (Même en crise). Au même titre que la religions, l'humanisme au service de la "culture" n'est que la publicité trompeuse de rapports d'intérêts globalement individuels.  Oubliant les sciences de la critique, les politiques décomposent les liens, offrant ainsi des combats stériles et des débats inutiles à seule fin de domination avec la fonction d'occuper l'espace, l'esprit et la pensé et justifier son activité propre. A l'avenir, hier comme aujourd'hui, il n'y a RIEN, que la vérité étouffante de la ségrégation dans l'oppression constante de toute relation.

jeudi 27 juillet 2017

La finance verte


Elle affiche sa couleur, la finance verte fait face au besoin croissant de protection, d’anticipation. Avec des stratégies audacieuses, tant sur la préservation et la valorisation du patrimoine, elle développe avec les principaux acteurs des produits adaptés à la nécessité de défendre l’économie contre les aléas du changement climatique.
Les circuits de la finance verte présentent et proposent des méthodes vertueuses de gestion et d’investissement durable combinant assurance, risque et respect de l’environnement. Défis à court et moyen terme, ce nouveau modèle a de l’avenir et promet, promeut des garanties d’équilibre.
Quelques pays ainsi que la France, en pointe pour la promotion du secteur, favorisent par des mesures fiscales l’intérêt de cette économie. Cet investissement responsable, à fort potentiel, se conjugue avec les nouvelles technologies, les nouveaux comportements mais aussi, avec une gestion qui mesure la rentabilité et les enjeux stratégiques à l’échelle mondiale.
Il est de bon ton de participer à ce cercle vertueux et c’est un gage de bonne conduite que d’afficher ses ambitions ou son intérêt dans ce domaine. Au-delà de la morale et de la représentation, c’est un investissement à forte valeur ajoutée. Du potager bio aux « green-bonds » passant par la bio-tech, cette économie durable est considérée avec raison comme un des vecteurs de la mutation nécessaire de l’industrie.

mardi 18 juillet 2017

L’ordre des choses

C’est par accident, suite au mouvement, c’est par la catastrophe que le positif prend la place du négatif. Nous vivons depuis des années, et momentanément selon les générations, sur les promesses d’une catastrophe à venir. Sous l’ombre des accidents nucléaires ou écologiques, financiers ou social, nous nous soumettons à l’ordre des choses, aux lois du chaos que nous portons en nous comme le souvenir d’une fin en soi. Selon cette dynamique, toute résistance collective est intégrée à la politique tandis qu’une grande partie résignée de la société subit l’autorité de l’activité, de la collectivité et du contexte international, se résumant à la concurrence économique et à la politique. Zone en guerre, pauvreté, séisme, accident industriel, souffrance au travail rythme notre représentation du monde. Comment appuyer notre raison sur cet avenir apocalyptique que nous prédit la météo, les infos, les journeaux, sinon le temps d’imaginer un quotidien au jour le jour, un rêve qui nous conduit jusqu’au lendemain ? Nous, nous inventons génération après génération des mondes nouveaux construits sur les ruines des illusions culturelles et publicitaires. Chacun résiste à sa façon contre la catastrophe annoncée s’opposant et résistant à une réalité complexe où l’avenir est remis en jeu à chaque instant de l’existence. 

mardi 11 juillet 2017

De la tribune à la consécration de l’Histoire


Pour S. Veil, l’avortement n’était pas un droit. La liberté, le droit, pour S. Veil n’étaient pas choses futiles ou superflues et l’émancipation, le droit, la liberté étaient des enjeux d’éducations ; Savoir faire des choix raisonnables, en être responsable dans le cercle d’une société souvent représenté par la publicité et le commerce d’un droit à l’ignorance, ou même au centre de la famille en restant respectueux de la morale et des coutumes. La famille et l’éducation en contrepoids au harcèlement idéologique de certaines visions de l’économie et de la politique. Le planning familiale est un outil, non pas la promotion des moyens de contraception mais globalement pour réduire le nombre d’enfants des rues, des orphelins qui au cœur de la pauvreté deviennent un problème sanitaire pour la société.
Courageuse, volontaire et faisant preuve d’abnégation, S. Veil a défendu cette loi de dépénalisation alors que soufflait un vent de contestation et de revendication en République.
Mais alors pourquoi le Panthéon, au-delà des modes et de la communication ? Pour avoir fait son devoir d’élue… ? Pour la liberté représenté de cette loi et le droit des femmes … ? Rescapé des camps et déporté, S. Veil avait bien conscience de la misère et de la condition humaine et en gardant une attitude rigide et sévère, douée d’une compassion certaine mais en aucun cas de compromission ou de complaisance, elle restera dans le cœur d’une France certaine de ses valeurs comme d’un bien commun.    

vendredi 30 juin 2017

Le 2 juillet 2016, il y a un an, M. Rocard disparaissait

De sa sympathie pour les Lips, il avait A. Pannekoek comme un de ses maîtres à penser lui-même astrophysicien comme son père. Amateur de seconde division, de souliers bien soignées, de belles filles et de voitures de sport, durant ses études, il travailla en partie sur la redéfinition du travail en temps de crise sans omettre un chapitre sur la gestion des pertes. Avec des gestes un peu fous, il vivait la réforme en visionnaire opposé aux conceptions traditionnelles de l’appareil. Il discuta la mise en place d’un revenu minimum tout en commandant son organisation avec brio préfigurant les idées actuelles d’une frange de la gauche traditionnelle. C’était un homme simple, un peu raté dans la pluralité et face aux « familles » politiques, gardiennes des coutumes républicaines héritées de la vieille bourgeoisie. Il est resté un des rares dont l’action donnait un sens à la politique. Malgré cela M. Rocard restait humble et dévoué, au service des autres et d’une idée qu’il avait de la justice et de l’équilibre. Avec beaucoup de respect, il se pliait à sa manière à l’étiquette donnant à celle-ci une spontanéité particulière du fait de sa posture et de son attitude assumant sa position avec la volonté de progresser. Mal compris d’une certaine fange populaire, il laisse l’image d’un homme moderne… D’un homme en son temps.